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vendredi 30 septembre 2022

De nouvelles mesures seront prises par les autorités: Un été meurtrier sur les routes

Le nombre de morts sur les routes a enregistré une forte hausse cet été et le bilan macabre se poursuit durant ce mois de septembre. La situation est telle que de nouvelles mesures seront prises prochainement pour sauver des vies et dissuader les chauffards. Durant le mois d’août le bilan a été particulièrement meurtrier.

Par L. Ait Ramdane

Selon les chiffres de la Protection civile, 61 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la circulation survenus à travers différentes régions du pays durant la semaine du 31 juillet au 6 août, 44 autres personnes durant la semaine du 7 au 13 août, 59 personnes sont décédées durant la semaine allant du 14 au 20 août et 51 personnes durant la semaine du 21 au 27 août, alors que 42 autres personnes ont trouvé la mort durant la période du 28 août au 3 septembre. Cette tendance est observée à chaque saison estivale par la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR). «Le nombre de personnes tuées sur les routes augmente chaque année durant la saison estivale. Ce sont les 62 jours les plus meurtriers sur nos routes», a affirmé à l’APS la chargée de communication au niveau de la DNSR, Mme Fatima Khellaf. «Il s’agit d’un phénomène international», a-t-elle ajouté, expliquant cette hausse par la vitesse, l’état physique du conducteur, les bouchons sur les routes qui constituent une source de stress importante et les diverses sources de distraction comme le téléphone cellulaire. Face à cette situation intenable, l’Etat a décidé d’agir et des mesures coercitives seront prises prochainement. Lors d’une réunion du Conseil des ministres, dimanche dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que «les accidents de la route exigeaient une solution coercitive compte tenu des proportions qu’a pris ce phénomène récemment, et ce, à travers l’application des peines les plus lourdes pour les cas de non-respect avéré du code de la route, une infraction qualifiée de crime».
Le Président Tebboune avait donné des instructions pour que soit imposé «un contrôle technique des véhicules de transport tous les trois mois», et pour le renforcement du contrôle sur les sociétés de transport par bus, à travers l’impérative rotation de conducteurs pour les longs trajets et le retrait du registre du commerce aux sociétés contrevenantes.
Il a instruit le gouvernement d’apppliquer des «peines les plus lourdes à l’encontre des parties impliquées dans la délivrance de permis de conduire aux candidats non qualifiés».
Selon Fatima Khellaf, un groupe de travail multisectoriel se penche sur la révision du code de la route pour permettre à l’Etat de mener une politique plus répressive pour les infractions. Il y a quelques jours, le commissaire-divisionnaire Rachid Ghazli, sous-directeur de la sécurité routière à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), avait indiqué, à la Radio nationale, qu’un texte de loi est «déjà finalisé avec la contribution de tous les départements, dont la DGSN, et qui sera bientôt promulgué».
Selon lui, «il est temps d’appliquer des mesures coercitives pour lutter contre ce fléau qui tue notre jeunesse».
L. A. R.

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