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jeudi 8 décembre 2022

Dangers de «la galère portugaise»: Des sorties pour sensibiliser les professionnels de la mer à Oran

La Direction de la pêche et de l’aquaculture de la wilaya d’Oran a entamé une série de sorties pour sensibiliser les professionnels de la mer sur les dangers de la galère portugaise, une méduse fortement toxique, dont l’échouage a été récemment signalé sur la côte oranaise, a-t-on appris auprès de cette administration.
«Nous avons organisé une sortie la semaine passée et d’autres sorties sont prévues pour cette semaine», a indiqué le directeur local de la pêche et de l’aquaculture, Lahouari Kouissem, ajoutant que des brochures avec les photos de la méduse seront distribuées aux professionnels de la mer, afin qu’ils identifient cette espèce marine. Même si le nombre des spécimens de la galère portugaise signalés sur les côtes de la région ouest (Oran et Ain Témouchent) est «très minime», la Direction de la pêche a décidé de sensibiliser sur les dangers de cette méduse fortement toxique, qui peut causer de profondes brûlures et même entraîner des crises cardiaques, a expliqué le même responsable.
En effet, l’association écologique marine «Barbarous», a signalé, au début de ce mois
d’avril, la découverte de quelques spécimens de la galère portugaise échoués au niveau de la plage des Andalouses. «Depuis, nous continuons d’observer cette espèce de méduses flotter sur la surface de l’eau, lors de nos sorties en mer», a déclaré le secrétaire général de cette association, Amine Chakouri, précisant que des dizaines de spécimens ont été observés par les membres de l’association. Même s’il n’est pas question de parler de prolifération de cette méduse toxique en Méditerranée, car il s’agit d’une espèce océanique, il serait indispensable de sensibiliser sur ses dangers, notamment avec l’approche de la saison estivale, a noté la même source. «Au mois de mai, des courants chauds sont enregistrés en Méditerranée, ce qui pourrait favoriser l’augmentation du nombre de ces galères portugaises», a-t-il dit. Cette espèce demeure méconnue et il n’existe pas beaucoup d’études scientifiques qui définissent si elle suit les courants chauds ou froids, a fait savoir le SG de l’association Barbarous. Il estime que la sensibilisation reste la seule arme qui existe contre cette espèce nocive pour l’homme et demeure toxique une vingtaine de jours après sa mort.
Samy Y.

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