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mercredi 22 mai 2024

Crise humanitaire sans précédent / Ghaza : silence… on meurt

Les forces d’occupation sionistes poursuivaient hier leur agression contre la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée. La tragédie palestinienne continue, suscitant de nombreux appels aux institutions arabes et internationales pour intervenir en vue de mettre un terme à ces crimes et de permettre d’apporter une aide humanitaire à la population de l’enclave palestinienne.

Par Meriem B.

S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale, Mohamed Bekkat Berkani, président de l’Ordre des médecins et membre du Haut Conseil de l’Union des médecins arabes, a alerté sur une situation humanitaire alarmante. Ghaza étant totalement assiégée et la violence s’intensifiant, les besoins humanitaires continueront certainement à augmenter dans les jours à venir, notamment en ce qui concerne l’accès à la nourriture, à l’eau et à l’assainissement. «La population palestinienne est privée de ses droits essentiels, à savoir l’eau, l’électricité et les médicaments… En dépit de la guerre, ce peuple a le droit à un corridor humanitaire, à recevoir des aides qui sont déjà à ses portes», a-t-il déclaré. Selon lui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Convention de Genève a précisé les règles humanitaires de la guerre. «Cependant, nous assistons aujourd’hui à un bombardement intensif d’un territoire absolument démuni, notamment les hôpitaux, les écoles, les dispensaires et les lieux publics», a regretté le Dr Bekkat Berkani. Dans une situation qualifiée de génocidaire, le membre du Haut Conseil de l’Union des médecins arabes invoque l’intervention immédiate des organismes internationaux pour venir en aide au peuple palestinien qui croule sous les bombes des forces sionistes. «Nous invoquons le droit à cette population de bénéficier des lois humanitaires selon la Convention de Genève», a fait savoir l’invité, avant de condamner le silence de la communauté internationale. «Ce silence injustifiable doit être brisé». «Nous parlons d’une guerre contre une population désarmée. Il y a des de milliers de morts dont des centaines d’enfants à Ghaza. Comment peut-on caractériser cette situation ?», s’est-il interrogé. De son côté le Secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a exigé, hier à Baghdad, «l’arrêt immédiat» de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza et la mise en place de corridors humanitaires pour aider la population. Lors d’une réunion des ministres de la Justice des pays arabes dans la capitale irakienne, Aboul Gheit a exigé l’arrêt immédiat de l’agression sioniste et l’«ouverture de corridors sûrs pour porter secours à la population, acheminer le matériel de base et secourir les blessés». «L’armée d’occupation a annoncé dès le début que ni la nourriture, ni l’eau, ni le carburant ne pourraient entrer dans Ghaza, privant ainsi les Palestiniens de leur humanité et ouvrant la voie à un nettoyage ethnique», a-t-il poursuivi. Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), une «catastrophe humanitaire inédite est en cours dans la bande de Ghaza». Dimanche, Ahmed Aboul Gheit et le chef de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, avaient prévenu que la recrudescence de l’agression sioniste «pourrait mener à un génocide aux proportions sans équivalent».

Le bilan provisoire s’alourdit
Le bilan des agressions menées depuis le 7 octobre par les forces de l’occupation sioniste dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée s’est élevé hier à 2 808 martyrs et 10 950 blessés parmi les Palestiniens, a annoncé le ministère palestinien de la Santé. Le ministère de la Santé a indiqué, dans un communiqué publié par l’agence de presse Wafa, que le nombre de martyrs dans la bande de Ghaza s’est élevé à 2 750, dont une majorité d’enfants et de femmes, tandis que le nombre de blessés a atteint 9 700. En Cisjordanie occupée, le nombre de martyrs palestiniens s’est élevé à 58, tandis que le nombre de blessés s’est élevé à plus de 1 250, d’après la même source. Un précédent bilan de ces agressions faisait état de 2 726 martyrs et 10 800 blessés.

11 journalistes palestiniens tombés en martyrs
Le Syndicat des journalistes palestiniens a annoncé que 11 journalistes sont tombés en martyrs depuis le début de l’agression de l’occupation sioniste sur la bande de Ghaza, le 7 octobre dernier, a rapporté, hier, l’agence de presse Wafa. Dans un rapport publié hier par le Comité des libertés, le syndicat indique aussi que plus de 20 journalistes ont été blessés lors de l’agression sioniste en cours, tandis qu’environ 20 maisons appartenant à des journalistes ont été bombardées, dont certaines complètement détruites. De plus, le Syndicat des journalistes a déclaré qu’environ 50 sièges et centres d’institutions médiatiques ont été bombardés par l’occupant sioniste, notamment ceux de la télévision Palestine, de l’agence de presse Ma’an, de l’agence Sawa et de l’agence Shihab. La même source a souligné que l’interruption continue de l’électricité et d’Internet dans la bande de Ghaza limitait la capacité des journalistes à poursuivre leur couverture de l’agression sioniste dans l’enclave palestinienne. Dans son rapport, le syndicat a noté que de nombreuses équipes de journalistes ont été battues, arrêtées, détenues ou empêchées de couvrir les évènements. En outre, 22 cas de détention et d’interdiction de travail d’équipe, 10 agressions et 7 cas de saisie et de destruction de matériel de journalistes, en plus du brouillage des émissions de la chaîne Al-Aqsa ont été enregistrés, a-t-il ajouté. M. B.

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