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vendredi 7 octobre 2022

Crise d’eau potable / Dessalement : n’est-il pas trop tard ?

En 2006, le gouvernement algérien a décidé de hisser la qualité de l’eau potable destinée aux Algérois (Suez groupe). Aujourd’hui, ce problème est presque résolu, mais c’est un autre beaucoup plus inquiétant auquel le pays tout entier doit faire face.
En effet, s’il a été établi en 2020 que les réserves prouvées en pétrole étaient de 1,340 millions de tonnes, soit 10 milliards de barils à écouler en 27 années, l’incertitude plane en ce qui concerne les réserves en eau potable. «Les réserves d’eau du pays seront suffisantes jusqu’à l’automne prochain», avait déclaré Mustapha-Kamel Mihoubi, ministre des Ressources en eau. «Pour le moment, nous avons des réserves en eau qui nous permettent d’assurer une alimentation régulière en eau potable jusqu’à l’automne prochain. Mais il faut qu’il y ait une économie d’eau et mieux gérer ces réserves de façon à éviter de graves perturbations», a-t-il ajouté en mai 2021.
Lundi dernier, face au problème grandissant, le ministre des Energies et des Mines, Mohamed Arkab, ainsi que le ministre des Ressources en eau, Kamel Mihoubi, ont coprésidé une réunion de travail pour le suivi des projets des ressources en eau non conventionnelles, à savoir le dessalement de l’eau de mer, a indiqué un communiqué du ministère de l’Energie. «Tenue au siège du ministère de l’Energie et des Mines en présence des cadres des deux départements, cette réunion a été consacrée au suivi des projets relatifs aux ressources en eau non conventionnelles (le dessalement de l’eau de mer) à court et moyen terme, dans l’objectif de renforcer les réserves en eau potable et ce, en application des instructions du président de la République», précise le communiqué.
En mars 2021 déjà, suite aux pluies exceptionnellement rares et un hiver sec cette année, constatés par d’anciens montagnards dont les témoignages furent relatés par «Jeune Afrique», l’on pouvait s’attendre à un été accompagné d’une effroyable pénurie d’eau à
l’échelle nationale.
Alors que le 31 mai 2021, «Courrier International» relatait la colère des habitants d’Alger face à de multiples coupures d’eau, bien que les politiques se veuillent rassurants dans leurs propos à base de «dessalement de l’eau de mer», nous faisant presque oublier l’inefficacité de ce processus à grande échelle en termes de progrès scientifique, il est légitime de se demander quelle sera la réaction du peuple algérien face à une pénurie pas assez mise en avant.
Mehdi Mahmoudi

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