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vendredi 12 août 2022

Covid/ Selon Derrar, DG de l’Institut Pasteur: La quatrième vague s’installe en Algérie

Nous y sommes donc. L’Algérie est officiellement entrée dans une quatrième vague de Covid-19. Nous nous apprêtons donc à faire face à une nouvelle hausse de contaminations dans les prochains jours.

Par Louisa Ait Ramdane

Pour l’instant, pas de boom dans les cas de contamination ou d’hospitalisation. Malgré tout, la quatrième vague est là. Depuis plusieurs semaines, les spécialistes de la santé ne cessent d’alerter sur le risque de l’avènement de la 4e vague. Actuellement, on est en plein dedans. Le directeur général de l’Institut Pasteur (IPA) et membre du Comité scientifique chargé du suivi et de l’évolution de l’épidémie Covid-19, a affirmé, hier, que l’Algérie est officiellement entrée dans la quatrième vague de Covid-19. L’évaluation de Fawzi Derrar fait suite à une courbe épidémique de la 4e vague ascendante au cours du dernier mois. Certes, pas assez vite, mais autant inquiétante que les vagues précédentes. «Vers la fin octobre, la courbe de la vague épidémique a commencé à monter, pas de manière rapide, mais au rythme des vagues précédentes», a expliqué Derrar. D’ailleurs, il a précisé que l’avènement de cette nouvelle vague épidémique était prévisible. Après avoir baissé au-dessous de 90 cas par jour, le bilan des infections a commencé à remonter ces derniers jours pour repasser au-dessus de la barre des 100 nouvelles contaminations en 24 heures. Notons que le nombre de cas de contamination au coronavirus se situe entre 110 et 140 cas avec un nombre important de morts quotidiennement. Cela est essentiellement dû, selon le DG de l’Institut Pasteur, à «l’arrivée de la saison hivernale où les gens on tendance à se réunir dans les espaces clos, ce qui augmente les facteurs de propagation du virus, parallèlement avec le faible taux de vaccination». Cette nouvelle vague survient alors que la vaccination anti-Covid est à la traîne. Environ 11 millions d’Algériens sont vaccinés totalement ou partiellement, soit 50 % des 20 millions de la population adulte ciblée par la vaccination. Un taux qualifié par le premier responsable du secteur de faible. Le même responsable va au-delà de la quatrième vague, qui est désormais une évidence, pour parler du risque de l’avènement de la 5e vague, notamment avec le recul du rythme de la vaccination dû à la réticence des citoyens. Fawzi Derrar a indiqué, dans une déclaration à la chaîne de télévision Echourouk News, que la cinquième vague est probable en Algérie et ce, devant la diminution du rythme de vaccination anti-Covid. Il a ajouté que les wilayas les plus touchées par les contaminations sont Alger, Oran et Constantine. Toujours à propos de la vaccination, Derrar a indiqué que 13 millions de doses de différents vaccins sont actuellement en stock au niveau de l’Institut pasteur. Il a également fait savoir que 5 millions de doses devront arriver avant le fin du mois en cours.

Vaccination : les mises en garde de Benbouzid
Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, qui a mis en garde contre la 4e vague de l’épidémie, appelle à se tenir prêts afin d’y faire face, et ce, en reprenant la vaccination. Cela devra éviter, selon lui, de tomber sous les mêmes effets de la 3e vague qui était très virulente.
Dans ce contexte, le ministre de la Santé a exprimé ses regrets face à la grande réticence de la part de la population pour la vaccination, bien qu’elle ait connu un rush en juillet dernier avec une moyenne de 250 000 vaccinations par jour. Mais, ajoute-t-il, avec l’amélioration progressive de la situation fin août, la réticence à vacciner a commencé. «Nous étions optimistes d’atteindre les 70 % prévus initialement avant le fin de l’année. Or, avec le décrue de l’épidémie constatée dès la fin août, les gens ont commencé à se montrer réticents, avec une moyenne maximale de 13 000 vaccinations par jour», a-t-il déclaré. À ce propos, Benbouzid a souligné que les stocks disponibles actuellement son à hauteur de 13 millions de doses, notant qu’«en raison de l’accumulation des vaccins, nous avons refusé de recevoir de nouvelles quantités». Le plus grand nombre de citoyens doit être vacciné, car tous les vaccins sont sûrs et efficaces, a indiqué le ministre. Concernant l’obligation du pass vaccinal, le ministre a fait remarquer que cela devra être entamé auprès de public voulant assister à la prochaine rencontre de l’équipe nationale au stade de Blida. Mais «la généralisation de cette mesure ne relève pas des prérogatives du ministère de la Santé», a-t-il précisé.
L. A. R.

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