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Alger
vendredi 4 décembre 2020

Course contre la montre pour le leadership technologique mondial

Dans le meilleur des scénarios possibles, celui qui pour l’heure en tout cas apparaît comme plus probable, 2021 sera la deuxième en même temps que dernière année où la pandémie de Covid-19 se sera donné libre cours. Dès la nouvelle année, et peut-être même avant, celle-ci devrait voir son champ de propagation se rétrécir grandement, attaquée qu’elle sera des deux côtés à la fois, par des traitements gagnant en efficacité, et par une batterie de vaccins, dont tout indique qu’ils seront bientôt prêts à l’usage. La première arme est déjà en activité, qui de plus va s’améliorant. Sans elle, et surtout sans les progrès ou les adaptations qu’elle a connus, la deuxième vague de la pandémie aurait été bien plus mortelle, vu qu’elle a été plus haute que la première dans une grande partie du monde. En cette matière, la panoplie n’a cessé de s’enrichir, mais aussi d’être débarrassée de pièces ayant suscité beaucoup d’espoir au début mais qui à la fin n’ont pas tenu leurs promesses, la dernière arme à s’imposer ayant été le cocktail d’anticorps administré à Donald Trump, ce qui lui avait permis de revenir dans la campagne électorale avec la même détermination et la même énergie qu’avant qu’il ne soit contaminé. Les autorités sanitaires américaines viennent de valider son emploi.

Les vaccins à eux seuls, et même à supposer qu’ils soient tous à la fois efficaces et sans danger aucun, pourraient, une fois largement administrés, ce qui prendra du temps, entraver la propagation de l’épidémie mais non pas la stopper et encore moins l’éradiquer. Il faudrait continuer de traiter les anciennes comme les nouvelles contaminations, le virus poursuivant sur sa lancée, on ne sait pour combien de temps encore. Reste que si ce scénario se présente pour le moment comme le plus probable, ou si du moins il est donné comme tel, sans d’ailleurs être revendiqué par personne, individu ou institution, à ce jour rien ne garantit que ce soit bien lui qui en définitive se mettra en place, et pas une de ses variantes, plus ou moins éloignées de lui sous sa forme la plus pure, c’est-à-dire la plus théorique. La prudence est de rigueur. Et d’abord pour la fort bonne raison que jamais les choses ne se passent comme on le voudrait. Il est pour ainsi dire dans leur nature de nous réserver des surprises, en général de bien mauvaises surprises. Sur cette base, on pourrait même considérer comme peu probable ce scénario optimal, nier même par avance qu’il puisse prévaloir. A cela au moins une bonne raison : ce serait la première fois qu’un vaccin, ou plutôt en l’espèce des vaccins, aient été mis au point aussi rapidement, en moins d’une année pour être exact, alors qu’il est notoire qu’il faudrait pour ce faire au moins une décennie, pour autant qu’on veuille éviter toute mauvaise surprise. Pour la première fois dans l’histoire moderne de la médecine un vaccin est créé en moins d’une année. Un exploit unique, toutefois accompli par plusieurs équipes de chercheurs à la fois, qui comme par hasard appartiennent à des pays déjà en compétition dans tout. Dès lors que l’un d’eux, la Russie en l’occurrence, avait annoncé la toute prochaine mise au point de son vaccin, les autres
n’avaient plus guère le choix, ils se devaient de mettre les bouchées doubles pour rattraper leur retard sur elle, arriver eux aussi dans les temps, et même avant si possible. Les Etats-Unis, la Russie et la Chine, se sont fait un point d’honneur de produire leur propre vaccin, en fait leurs propres vaccins, dans une course contre la montre dont le but réel est d’établir leur leadership technologique à l’échelle mondiale. Aucun d’eux ne pouvait se permettre de terminer 2020 sans être en possession d’un vaccin de son invention à mettre sur le marché.

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