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mercredi 24 avril 2024

Courgette à 240 DA, poivron à 220 DA, orange à 250 DA… / Fruits et légumes : les prix ont pris feu

Le marché des fruits et légumes ne connaît toujours pas de baisse de température. Pis, dans différents marchés de la capitale, les prix poursuivent leur envol, au grand dam des consommateurs qui s’interrogent jusqu’où cette flambée ira. Après la pomme de terre et la tomate, la hausse n’a pas tardé à atteindre les autres produits agricoles. Ces deux produits consommés largement et cités en exemple ne traduisent pas à eux seuls la mercuriale.

Par Meriem Benchaouia

Ceux qui ont fait leur marché récemment ont certainement ressenti cette hausse. Des ménagères rencontrées, n’ont pas été avares en mots pour évoquer la fièvre des prix des légumes qui a tendance à s’inscrire dans la durée. Sur les étals, le constat est sans appel. Il faut payer le prix fort pour acheter des légumes. Il est clair, pour tous les citoyens, que le diktat des intermédiaires reste de mise. Un diktat qui persiste tout au long, mais qui tend à devenir encore plus étouffant. Les arguments avancés par les vendeurs sont les prix élevés à l’achat chez les grossistes en cette période de l’année. Interrogé sur les raison de cette hausse, un marchand de légumes nous explique que les prix pratiqués sur le marché de gros ont connu une hausse. «Les prix de certains produits sont passés du simple au double, comme la courgette. Pour mon cas, j’ai évité de m’approvisionner en gardes quantités de crainte de les voir se détériorer, d’une part, et de la mévente des produits qui deviennent chers, d’autre part». Pour lui, il y a un certain déséquilibre entre l’offre et la demande, ce qui favorise la spéculation sur les prix. Au final, c’est le consommateur, confronté à cette hausse, qui doit gérer afin de ne pas trop esquinter sa bourse. Les tarifs des produits agricoles affichés sur les étals hier donnent froid dans le dos. Une tournée à travers les marchés renseigne suffisamment sur l’état d’esprit des consommateurs. Sans surprise, les Algériens sont réellement inquiets, voire désemparés. Les prix sont vraiment hors de portée de la bourse moyenne. Ainsi, la pomme de terre a été cédée hier jusqu’à 80 DA le kilo dans la majorité des marchés et rares étaient les marchands qui la proposaient à 70 DA. Ce tubercule, réputé comme légume du pauvre, est désormais inaccessible pour les petites bourses. Quant à la tomate, elle ne descendait pas sous la barre des 230 DA/kg et la laitue était cédée à 110 DA. La carotte était vendue entre 90 et 100 DA/kg. La même fourchette des prix était maintenue du côté des marchands ambulants. Leurs prix ne différaient pas de ceux affichés sur les ardoises exposées dans les marchés. L’oignon, incontournable légume pour les ménagères, était proposé à 60 DA/kg. Les haricots verts à 280 DA, les poivrons entre 200 et 220 DA et les courgettes à 240 DA. Pour ce qui est des fruits de saison, il faut dire que cette année le marché enregistre une large disponibilité mais les prix restent élevés et hors de portée pour la majorité des ménages. Ainsi, la banane était cédée entre 320 et 350 DA le kg, les oranges entre 220 DA et 250 DA, les mandarines entre 180 DA et 200 DA.
M. B.

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