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jeudi 25 avril 2024

Contrainte

Depuis quelques jours bruisse en France la rumeur d’un possible report de l’élection présidentielle française, suite à l’apparition du nouveau variant Omicron qui pourrait fortement impacter le bon déroulement de la campagne des candidats à la fonction suprême. Compte tenu du contexte sanitaire actuel, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a donc demandé à rencontrer le président du Conseil constitutionnel pour évoquer les modalités du scrutin. L’exécutif assure cependant qu’un report de la présidentielle n’est pas, pour le moment, sur la table. L’élection présidentielle, dont le premier tour est dans moins de quatre mois, peut-elle être menacée alors que l’épidémie regagne du terrain en France ? «Non», a répondu très clairement Olivier Véran, le ministre de la Santé, hier matin. Il n’empêche que l’exécutif prend ses précautions. Selon une information du «Parisien», confirmée par «Le Figaro», Gérald Darmanin va demander à rencontrer Laurent Fabius, le président du Conseil constitutionnel, pour évoquer l’organisation du scrutin dans un tel contexte sanitaire. Il l’a annoncé aux sénateurs mardi après-midi. L’entourage de Gérald Darmanin explique que le ministre a également demandé à Jean-Denis Combrexelle, membre du Conseil d’État et président de «la section du contentieux», «de retravailler avec lui», comme il l’avait déjà fait pour les élections départementales et régionales. La prévention se met donc en place. Depuis le début de la pandémie, en 2020, les différentes élections intermédiaires se sont toujours tenues dans un contexte sanitaire tendu. Lors de la première vague, et à deux jours du premier confinement, le premier tour des élections municipales avait été maintenu le 15 mars 2020. Mais compte tenu de la situation sanitaire critique, le second avait en revanche été reporté au 28 juin 2020. De la même manière, les élections régionales et départementales, prévues en mars 2021, avaient également été repoussées à juin 2021. Un éventuel report de la présidentielle, élection la plus importante sous la Ve République, peut-il être également envisagé ? Pour l’instant, l’exécutif balaie cette hypothèse. Et pour cause, la Constitution ne le prévoit pas formellement. Reste à voir comment évoluera la situation sanitaire d’ici quelques semaines et surtout comment les candidats se débrouilleront pour mener leurs campagnes à bien. Sans possibilité d’organiser de grands meetings, ils devront ainsi convaincre les électeurs par le biais d’internet et à travers les médias. Une contrainte dont on ne peut mesurer aujourd’hui les conséquences et qui fera de cette élection présidentielle un rendez-vous particulier.

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