16.9 C
Alger
mardi 27 septembre 2022

Conseil national économique, social et environnemental 2023 : Des experts prévoient des indicateurs socioéconomiques positifs

« Les données socioéconomiques actuelles font état d’une tendance positive dans le traitement de plusieurs dossiers importants, suite à l’amélioration relative des revenus de l’Etat devant permettre le lancement d’investissements majeurs et la relance de nombreux projets à l’arrêt », ont indiqué des experts du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE).

Auditionnés jeudi par la commission Finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale, sous la présidence de Lakhdar Salmi , les experts Mohamed Chohra, chargé d’études et de synthèse au cabinet du président du CNESE et Mehdi Bouchetara, directeur d’études au département gouvernance et régulation ont expliqué que « la rentrée sociale 2022 a été marquée par une aisance dans la gestion par rapport à 2020 et 2021, notamment à la faveur de l’amélioration de la situation sanitaire et le recul des contaminations Covid-19, du parachèvement des élections des Assemblées populaires communales et de wilayas, outre l’amélioration de nombreux indicateurs économiques ». Selon les données avancées, la balance commerciale de l’Algérie devrait enregistrer un excédent de près de 13 milliards USD à fin 2022, après avoir enregistré un excédent de 5,7 milliards USD durant le premier semestre et une valeur des exportations hors hydrocarbures de 3,5 milliards USD. La balance commerciale de l’Algérie enregistrait durant le 1er semestre de 2021, un déficit de 1,7 milliard USD, contre 7,6 milliards USD durant le 1er semestre de 2020. Selon les explications fournies lors de la séance, il est prévu l’atteinte de l’objectif de 10 milliards USD d’exportations hors-hydrocarbures durant l’année 2023. Les prévisions tablent aussi sur la concrétisation des projets d’investissement à l’arrêt, et une des activités du BTP et de l’hydraulique. Ces indicateurs aideront l’Algérie à réduire l’inflation et à résorber certains impacts de la conjoncture internationale, ayant influé sur la chaîne des approvisionnements mondiaux et qui se sont répercutés sur la hausse des cours de certaines marchandises de base sur le marché mondial. Les deux experts ont également abordé l’importance de renforcer les parts de marché de l’Algérie dans le domaine du transport maritime, notamment dans le basin méditerranéen. Ils ont préconisé, dans ce cadre, la réalisation de ports pouvant accueillir des navires de transport de marchandises sur de longues distances. Par ailleurs, les experts du CNESE ont prévu un taux de croissance de 3 % à 3,5 % vers fin 2022, grâce à l’amélioration des recettes du pays, ce qui permettra de réduire le taux d’inflation et les indices de chômage. Pour l’expert Mohamed Chohra, « la nouvelle loi sur l’investissement, dont les textes d’application ont été récemment promulgués, est un véritable acquis pour l’État algérien, d’autant qu’elle a été saluée par de nombreux investisseurs étrangers ». Selon lui, il importe, dans la mise en œuvre de ce texte de loi, de lever les entraves administratives découlant de certains comportements bureaucratiques. Après avoir insisté sur le contrôle de sa mise en œuvre par les secteurs concernés, l’expert a appelé à « la numérisation des démarches, notamment s’agissant de la délégation de signature et de la signature électronique ». Par ailleurs, les défis qui devraient être relevés dans les années à venir ont été évoqués, dont la révision de la politique de subvention des produits de large consommation avec des transferts sociaux dépassant 1 800 milliards de dinars, le marché parallèle, la contrebande des biens de consommation vers les pays voisins, le partenariat avec l’Union européenne et le dossier des migrants africains.
Thinhinane Khouchi

 

Article récent

--Pub--spot_img

Articles de la catégorie

- Advertisement -spot_img