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samedi 24 février 2024

Conseil d’affaires algéro-britannique: Etendre davantage le partenariat en place

Le Conseil d’affaires algéro-britannique (ABBC) a organisé, à la Chambre des Lords, sa rencontre annuelle sous le patronage de la baronne Symons, une amie de l’Algérie, présidente de la Chambre de commerce arabo-britannique.

Par Fatah S.
Outre les ambassadeurs d’Algérie à Londres, Nourredine Yazid et du Royaume-Uni à Alger, Mme Sharon Ward, de nombreux patrons de groupes et d’opérateurs économiques étaient présents à ce rendez-vous annuel, devenu incontournable.
La rencontre a permis aux différents orateurs de mesurer le chemin parcouru par les relations algéro-britanniques, ces dernières années, et de se projeter dans un avenir des plus prometteurs.
Première intervenante, la présidente d’ABBC, Mme Olga Maitland a parlé, avec beaucoup d’enthousiasme, de la place, de plus en plus grande, de son pays dans l’économie de l’Algérie et de l’ancrage de la langue anglaise dans le système éducatif algérien.
«L’Algérie est un grand Etat moderne qui a pris son envol, se développe dans tous les domaines et qui offre des opportunités infinies», a-t-elle souligné.
Rappelant que la défunte reine Elizabeth II avait effectué une visite en Algérie en 1980, la présidente d’ABBC a émis le vœu de voir l’actuel souverain Charles III suivre l’exemple de sa mère.
La baronne Symons a, de son côté, a loué «le partenariat remarquable et la relation d’amitié florissante qui se sont établis entre l’Algérie et le Royaume-Uni», exprimant sa conviction que «les mécanismes et les jalons mis en place permettront à ce partenariat multiforme de prendre plus d’ampleur et de toucher tous les secteurs de pointe sans aucune exception, citant les domaines de l’intelligence artificielle, la nanotechnologie et le numérique».
L’oratrice s’est réjouie de la décision des dirigeants des deux pays d’établir un dialogue stratégique, appelant les autorités algériennes à «tirer profit de la mesure édictée par le gouvernement britannique de lever les barrières douanières sur les produits algériens».
La baronne Symons a enfin souhaité une participation active de l’Algérie au prochain Sommet Royaume-Uni-Afrique, prévu en 2024, «en raison de son poids et de son rôle sur le continent».
Lord Tariq Ahmad of Wimbledon, ministre d’Etat chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, retenu par ses obligations ministérielles, a fait lire un message par l’ambassadrice à Alger, Mme Sharon Ward, pour «réitérer l’appui du gouvernement britannique au travail de fond qui se fait au bénéfice des peuples des deux pays».
Le ministre qui espère pouvoir se rendre en Algérie dans un proche avenir, a fait part de sa grande satisfaction pour les résultats de la récente visite à Londres du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf.
Lord Ahmad s’est également réjoui de la qualité des discussions qu’il a eues avec le ministre, aussi bien lors des travaux de la 2e session du Dialogue stratégique qu’au cours de la rencontre consultative sur le Conseil de sécurité, organisée à Wilton Park, souhaitant «une étroite collaboration au sein de cet organe des Nations unies où l’Algérie siègera à partir de janvier 2024».
Prenant à son tour la parole, l’ambassadeur d’Algérie,  Nourredine Yazid a souligné «la détermination du gouvernement algérien à construire une économie forte, dynamique, résiliente et diversifiée et à garantir toutes les facilités pour attirer et promouvoir les investissements britanniques en Algérie», exprimant sa satisfaction de voir que les deux pays «jouissent déjà d’une excellente relation» et que «le Dialogue stratégique engagé donne un élan certain aux échanges économiques».
M. Yazid a souligné que «le déplacement à Londres de M. Attaf pour les travaux de la 2e session du Dialogue stratégique est un témoignage de l’engagement de l’Algérie à renforcer les relations bilatérales», enregistrant avec satisfaction «l’enthousiasme manifesté pour la promotion d’une solide relation entre les opérateurs économiques des deux pays» et «la croissance de 40 %, cette année, du volume des échanges commerciaux qui ont atteint les trois milliards de livres sterling».
L’ambassadeur d’Algérie a, ensuite, donné un aperçu «des progrès encourageants enregistrés ces dernières années par l’économie du pays, grâce aux réformes introduites par le Président Tebboune pour créer un climat des affaires en ligne avec les attentes des investisseurs étrangers», citant notamment «l’adoption, en 2019, d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures, la levée partielle, en 2020, de la règle plafonnant les parts détenus par les actionnaires étrangers, l’adoption, en 2022, d’un nouveau code des investissements et l’élaboration, en 2023, d’une nouvelle législation sur le crédit et la monnaie».
Nourredine Yazid a mis en valeur les atouts dont peut se prévaloir l’Algérie pour promouvoir l’attractivité de son marché, à savoir une position géographique stratégique qui fait du pays «une porte d’accès à l’Afrique et à l’Europe», des infrastructures de base qui connectent l’Algérie à de nombreux pays africains et des facilités et avantages qui rendent prometteurs les investissements dans les domaines comme la santé publique, l’éducation,
l’agroalimentaire, l’agriculture, les mines, les énergies renouvelables, les transports et les services. Dans le même ordre d’idées, il y a lieu de signaler l’intervention de Yacine Bouhara, patron du «Groupe Tell», un fonds d’investissements pour qui «investir en Algérie et fructifier son capital, c’est maintenant». Pour l’intervenant, le Brexit est une autre raison pour le gouvernement britannique de s’investir pleinement en Algérie et dans tous les domaines.
F. S.

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