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lundi 6 février 2023

Concrétisation des projets de l’industrie pharmaceutique: «La majorité des obstacles levés», selon Ali Aoun

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ali Aoun, a fait état, lundi depuis Blida, de la levée de la majorité des obstacles qui entravaient la concrétisation des projets de l’industrie pharmaceutique, qui s’étaient posés aux personnes souhaitant investir dans ce domaine.

Par Siham Y.
En marge d’une visite d’inspection à la wilaya de Blida, M. Aoun a fait savoir que son département ministériel avait œuvré à «la levée de la majorité des obstacles auxquels faisaient face les personnes souhaitant investir dans le domaine de l’industrie pharmaceutique et des équipements médicaux».
Selon le ministre, la majorité de ces obstacles «sont fictifs et illégaux, ayant pour objectif de bloquer l’investissement dans ce domaine pour encourager l’importation», soulignant l’impératif de «dépasser plusieurs obstacles pour développer l’industrie pharmaceutique et couvrir les besoins nationaux». M. Aoun a appelé, à cette occasion, tous les investisseurs à «défendre leurs droits et dénoncer chaque anomalie au ministère de l’Industrie pharmaceutique pour y mettre terme et demander des comptes à ses auteurs».
Se félicitant de l’évolution du marché des médicaments en Algérie, le ministre a souligné que les médicaments de fabrication locale couvraient actuellement près de 60 % des besoins du marché national, un taux qui devrait augmenter à l’avenir après l’entrée en service de plusieurs nouvelles usines, notamment celles spécialisées dans la fabrication des médicaments destinés aux cancéreux et aux malades chroniques. A l’entame de sa visite, le ministre a procédé à la mise en service de l’unité d’assemblage des stylos d’insuline à Boufarik relevant des laboratoires «Novo Nordisk», fruit d’un partenariat algéro-danois, avant de se rendre à l’entreprise «Expensimed», sise à Diar El Bahri, dans la commune de Beni Mered, spécialisée dans la fabrication des bandelettes d’auto-surveillance glycémique, et qui est l’une des entreprises ayant bénéficié d’autorisations exceptionnelles pour poursuivre son activité après avoir rencontré des obstacles que le ministre a évoqués au cours de cette visite. Après avoir inspecté une unité de distribution relevant du Groupe Saidal dans la zone industrielle Ben Boulaid, le ministre a plaidé pour la révision de la stratégie commerciale du groupe en vue de réaliser l’équilibre dans la distribution, avant de visiter le siège de la filiale du Groupe «Tabuk Pharmaceuticals», spécialisée dans le développement des médicaments génériques de qualité supérieure.

La production locale des stylos à insuline va réduire leurs prix et assurer leur disponibilité
L’entrée en production, lundi, de l’unité de production de stylos à insuline de Boufarik (Blida), relevant des laboratoires Novo Nordisk, va contribuer à une réduction sensible de leurs prix, tout en assurant leur disponibilité, a affirmé le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ali Aoun. «Cette nouvelle unité est le fruit d’un partenariat algéro-danois. Elle va permettre une baisse de 1 000 DA à l’unité, dans le prix des stylos à insuline destinés aux diabétiques, avec une qualité analogue à celle des stylos importés», a indiqué le ministre à l’inauguration de cette usine, en compagnie de l’ambassadrice du Royaume du Danemark en Algérie, Vanessa Vega Saenz.
Il a assuré que l’entrée en production de cette unité industrielle, dont la production est estimée à 60 millions de stylos/an, de même que la mise en service de l’usine de production d’insuline d’Oued Smar à Alger, à la fin du mois courant, au plus tard, «vont contribuer à réduire la facture d’importation de ces stylos de plus de 40 millions d’euros/an, parallèlement à la réduction des charges des Caisses de sécurité sociale». M. Aoun a aussi souligné la contribution attendue de ces nouvelles structures de production dans la «couverture de 45 % des besoins du marché national, durant l’année en cours, avec une prévision de satisfaction de la totalité des besoins nationaux en 2024», estimant qu’il s’agissait là d’«un acquis important pour l’Algérie dans le domaine de l’industrie pharmaceutique», qui est «en plein essor». A terme, le ministère de l’Industrie pharmaceutique vise à «produire de l’insuline localement et non se contenter de celle des stylos», a ajouté M. Aoun, estimant que cet «objectif est réalisable, grâce à l’entrée en service de la 2e unité de l’usine de Boufarik».
Il a également souligné la «haute technologie» exploitée par cette usine, comptant parmi les huit usines relevant des laboratoires Novo Nordisk à travers le monde, dont celle de Tizi-Ouzou.
Par ailleurs, le ministre de l’Industrie pharmaceutique a imputé le retard dans la mise en service de cette unité à «certaines parties» visant à «encourager l’importation de ces stylos, au même titre que ceux qui ont causé l’arrêt d’activité de l’usine de production de flacons d’insuline de Constantine, en 2012, qui approvisionnait les hôpitaux en la matière».
«Le temps des combines dans le marché des médicaments en Algérie est révolu», a averti le ministre.
S. Y.

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