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jeudi 1 décembre 2022

Commission économique pour l’Afrique: La CEA veut se mettre à la disposition du secteur privé

La Commission économique pour l’Afrique (CEA) compte se mettre à la disposition du secteur privé pour travailler à son développement, a déclaré la Secrétaire exécutive de la Commission, Vera Songwe.

Par Salem K.

«La croissance des entreprises africaines, c’est la croissance de l’Afrique. La CEA compte ainsi se mettre à la disposition du secteur privé pour travailler avec lui, en relation avec les ministères des Finances de leur pays», a dit Vera Songwe, qui s’exprimait lors de la cérémonie de clôture des travaux de la 54e Conférence ministérielle des Etats membres de la CEA, tenue du 11 au 17 mai au Centre international de conférences Abdou-Diouf de Diamniadio, à 30 km de Dakar. Mme Vera Songwe a relevé que la CEA «n’a pas beaucoup parlé du secteur privé africain qui souffre aussi des chocs exogènes». «Nous devons nous atteler sur les mécanismes de financement du secteur privé africain et nous assurer de son développement, puisque s’il y a une crise les étrangers partent laissant sur place les entreprises locales», a-t-elle dit. Pour la Secrétaire exécutive de cette instance des Nation unies à l’initiative de ladite Conférence, «il y a beaucoup de faillite dans ce secteur qui induit davantage de chômage». «C’est le secteur privé local qui continue à tirer nos économies en période de crise», a-t-elle souligné, estimant que «la résilience est tirée par le secteur privé africain resté en Afrique durant la crise sanitaire avec la pandémie de Covid-19». En parlant de finance de la relance économique, elle a proposé au nom de la CEA de «travailler davantage avec le secteur privé africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continental (Zlecaf). La Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique espère qu’à travers les initiatives nationales et régionales de relance des activités, il sera mis en exergue les entreprises africaines pour pouvoir les aider à se maintenir, à se développer et être compétitives sur le marché international. La 54e Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique a réuni du 11 au 13 mai les experts de la CEA, avant l’ouverture lundi de la Conférence ministérielle qui a permis d’échanger sur le financement de la relance de l’Afrique à travers des solutions innovantes. L’évènement hybride a été organisé conjointement par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le gouvernement du Sénégal sous le thème «Financement de la relance de l’Afrique : atteindre de nouveaux horizons». La cérémonie d’ouverture officielle de cette rencontre a été présidée lundi par le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA), en présence des représentants des pays membres de la CEA, dont le Royaume du Maroc. Dans la Déclaration ministérielle adoptée ce mardi à la clôture de l’événement, les ministres africains ont notamment demandé à la CEA de continuer à fournir un soutien technique à ses Etats membres pour la conception et la mise en œuvre de mécanismes de financement innovants, tels que la mise en commun des flux de revenus privés et publics (financement mixte) et le renforcement des marchés de capitaux, l’utilisation des fonds de pension, des fonds souverains, des obligations – et les envois de fonds de la diaspora pour financer des projets de développement, l’émission d’obligations liées aux objectifs de développement durable et la mise en place de nouvelles mesures d’incitation et pour mener des actions de sensibilisation visant à réduire la prime de risque et le coût du crédit, qui continuent d’entraver l’accès au financement international. Ils demandent également à la Commission économique pour l’Afrique de «continuer à fournir une assistance technique et des services consultatifs à ses Etats membres, afin de renforcer les capacités de l’administration fiscale, d’accroître les recettes fiscales et de lutter contre les flux financiers illicites, en vue de mobiliser davantage de ressources intérieures pour le développement». La Déclaration appelle aussi les Etats membres de la CEA «à redoubler d’efforts pour mobiliser leurs ressources intérieures, par le truchement de politiques fiscales efficaces, de l’épargne et d’autres mécanismes innovants tels que les fonds de pension, les fonds souverains, les obligations de la diaspora et les envois de fonds, afin de financer les projets de développement africains» . Les ministres appellent également les Etats membres de la Commission à adopter et à mettre en œuvre des politiques qui créent un environnement favorable à l’activité du secteur privé et attirent les investisseurs institutionnels, afin de favoriser l’utilisation d’instruments financiers tels que le financement mixte, les marchés de capitaux, les fonds de pension, les fonds souverains, les obligations liées aux Objectifs de développement durable, le financement vert, les emprunts obligataires pour des projets, les garanties et les instruments de réduction des risques, notamment, ainsi que de nouvelles incitations pour réduire le coût du crédit.
S. K.

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