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mardi 16 août 2022

Commerce : L’Ugcaa plaide pour une réduction des taux d’impôts

Des cadres de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa) et des représentants de 35 fédérations nationales des artisans et de l’entrepreneuriat ont plaidé, mardi à Alger, pour une réduction du taux d’impôts et un allégement des charges fiscales.
Lors d’une rencontre qui a regroupé ces fédérations et artisans affiliés à l’Ugcaa avec la Commission des affaires économique, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification de l’Assemblée populaire nationale (APN), les représentants de ces 35 fédérations ont plaidé pour «la révision du système d’impôts, ainsi qu’un allégement des charges fiscales pour booster l’activité commerciale et lutter contre le commerce parallèle». S’agissant de leurs activités, les intervenants ont pointé du doigt la pandémie (Covid-19) et le couvre-feu sanitaire qui ont entravé leur activité et impacté leur trésorerie durant ces deux dernières années.
A cet effet, le secrétaire général de l’Ugcaa, Hazab Benchohra, a estimé que ces charges «trop élevées» incitent les commerçants à travailler dans le circuit parallèle, amplifiant, ainsi, le réseau des commerçants informels qui d’ailleurs «dépassent de loin» les commerçants qui activent dans le circuit légal, selon lui. Selon ses estimations, «le taux des commerçants qui payent les impôts ne dépasserait pas les 30 %, faute de mesures fiscales incitatives».
M. Benchohra a également évoqué l’absence de marchés de gros adéquats pour la commercialisation des produits alimentaires. A ce propos, il a cité le marché de gros des produits alimentaires «Semmar» qui représente, selon lui, «un point noir dans la ville d’Alger». «Situé à proximité avec les habitations, ce marché qui abrite 850 commerçants et plus de 4 500 employés, représente une nuisance permanente pour les riverains sans parler de son impact sur l’environnement», a-t-il déploré.
Les commerçants présents proposent, à cet effet, l’éradication «pure et simple» de ce marché de gros et son remplacement par un marché moderne à Birtouta (Alger).
«L’APC de cette commune nous a octroyé un terrain d’une superficie de 42 hectares pour réaliser ce projet, mais nous n’avons pas eu l’aval de la tutelle», à fait savoir M. Benchohra. Les intervenants ont proposé également la réhabilitation du marché de gros de Kharouba (Boumerdes), à l’abandon depuis une vingtaine d’années.
Intervenant lors de cette rencontre, le président de la Fédération des bijoutiers a soulevé, pour sa part, le manque de matière première dont souffre sa filière, affirmant que «le seul gisement des ateliers c’est l’or de récupération (l’or cassé) vendu par les ménages».
Ainsi, il a appelé les pouvoirs publics à booster cette filière de «forte valeur ajoutée» à travers un partenariat gagnant-gagnant avec les pays africains aurifères, tels le Mali, le Niger, le Sénégal ou encore le Zaïre.
A souligner que la réunion avait pour but l’examen des conditions de travail des activités commerciales et artisanales en Algérie, ainsi que les préoccupations des professionnels du secteur.
Sara G.

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