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mercredi 22 mai 2024

Commerce extérieur: Zitouni dément les rumeurs sur le «gel des importations»

«Alors que nous importons pour une valeur de 44 mds usd, certaines parties ont créé une grande agitation médiatique en parlant de la fermeture du commerce extérieur de l’Algérie. Ce qui est totalement infondé», a martelé Tayeb Zitouni, ministre du Commerce
et de la Promotion des exportations.

Par Lynda Naili
A ce titre, lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales au Sénat tenue jeudi, Zitouni, déclarant que «plusieurs cercles exercent aujourd’hui une pression sur l’Algérie, pour qu’elle revienne sur certaines de ses décisions souveraines», a soutenu que, certes, «nous n’importons point les matières produites dans notre pays», mais en un aucun cas il n’a été question de stopper les opérations d’importation «comme le prétendent certaines organisations régionales et des sphères étrangères qui cherchent à exercer des pressions sur l’Algérie et à épuiser ses capacités en devises».
A ce propos, le ministre du Commerce tiendra pour preuve l’augmentation de factures d’importation traitées par son département en 2023, qui se chiffrent à 32 550 factures de 7 772 importateurs, d’une valeur avoisinant les 14 milliards USD. «Ce qui, a-t-il précisé, représente une hausse de 38 % par rapport à 2022».
Poursuivant son argumentaire, Zitouni, soulignant que «nous ne pouvons pas avoir la souveraineté sur nos décisions politiques sans avoir la souveraineté sur nos décisions économiques», a évoqué les mesures prises en vue de rationaliser et d’«encadrer les importations et non pas de les geler». Et pour cause, a-t-il assuré, grâce à ces mesures de régulation la facture d’importation a bel et bien baissé à 44 milliards USD en 2023, contre 60 milliards USD enregistrés auparavant et qui avait «conduit notre pays vers l’endettement extérieur, et imposé le recours au financement non traditionnel qui a influencé à son tour de manière négative les taux de croissance économique et ceux de l’inflation», a-t-il rappelé.
Et au ministre du Commerce de tabler sur une poursuite de la courbe décroissante de la facture d’importation pour 2024. «Ce qui, pour lui, reflète l’adoption d’une politique économique intégrée, et non pas une politique d’austérité». Laquelle politique, a-t-il ajouté, «a contribué au développement et à la diversification du tissu économique, d’autant que plusieurs importateurs sont devenus des fabricants pour le marché national, et même exportateurs, notamment dans certaines industries agroalimentaires, ce qui a permis la création de milliers de postes d’emploi».

Contrôle des prix et lutte contre la contrefaçon
Par ailleurs, le ministre a fait état d’un plan «complet et global» pour contrôler les prix, soulignant que la valeur de la monnaie nationale a commencé à augmenter grâce au développement des exportations algériennes, en parallèle avec le début de la baisse de l’inflation et l’abondance de produits de large consommation sur les marchés nationaux, et «cela est attesté par les citoyens et non par les cercles qui ne veulent pas le bien de l’Algérie et son indépendance, sa souveraineté sur son économie et sa monnaie forte, et son développement national».En outre, à une question relative à la lutte contre la contrefaçon des marques, Zitouni a fait savoir que 17 plaintes ont été déposées en 2023 par les opérateurs économiques auprès des services de contrôle relevant du secteur, dont sept concernent des produits alimentaires, auxquelles s’ajoutent 11 plaintes déposées au cours du premier trimestre de 2024, dont quatre concernent des produits alimentaires. Les interventions menées concernant ce phénomène, a-t-il affirmé, ont abouti à l’établissement de 52 procès-verbaux de poursuites judiciaires contre les opérateurs contrevenants, avec la saisie d’une quantité de 31,75 tonnes et 4 718 unités de produits contrefaits, d’une valeur de 8,1 millions DA. Aussi, a-t-il appelé à ancrer la culture du signalement chez les consommateurs en Algérie. A ce propos, il a fait part du lancement, par son département ministériel, d’un atelier visant à actualiser la législation régissant les pratiques commerciales, «en les adaptant aux mutations économiques actuelles, telles que le e-commerce».
L. N.

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