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dimanche 26 juin 2022

Commémoration du 8 mai à Mostaganem: Arrêt sur la mémoire

Pour perpétuer la mémoire révolutionnaire, pérenniser les sacrifices, chasser l’oubli et marquer les belles épopées de l’histoire de l’Algérie, 300 enfants ont formé ce matin une caravane pour s’arrêter au pied de la mémoire, devant les grands indicateurs de la guerre de Libération nationale. Sous l’égide d’Aissa Boulahya, wali de Mostaganem, le coup d’envoi de ce voyage dans l’histoire profonde du pays a été donné vers dix heures, au niveau du cabinet de la wilaya. Ces jeunes et moins jeunes étaient accompagnés des directeurs de l’exécutif, notamment de la Jeunesse et des Sports, de la Culture et des Arts, de l’Environnement, la directrice de l’Education et celle des Moudjahidine. Le directeur de l’administration locale et la chef de cabinet ont représenté le chef de l’exécutif au rassemblement de cette enthousiaste multitude d’enfants venus de plusieurs communes pour connaître des passages de l’histoire de leur Algérie. Le directeur de la Jeunesse et des Sports, approché par notre correspondant, s’exprima en déclarant : «Notre devoir en tant qu’aînés et responsables, c’est d’inculquer à nos enfants, présents en masse ce matin, les épopées de leurs ancêtres, les grandes passerelles qui ont mené à la libération du pays du joug colonial». Le DJS s’arrêtera plutôt sur l’importance de cette caravane pour la mémoire. Il dira que c’est une des façons propices d’éduquer les jeunes pour l’amour de la patrie. L’Algérie a besoin que ses enfants connaissent les sacrifices concédés pour la liberté et de là construire la mémoire, base de leurs futurs efforts pour l’édification d’une nation forte et fortifiée. M. Merouani, directeur de la Culture et des Arts de la wilaya, évoquera à son tour l’importance de la mémoire qui, pour l’Algérie libre et indépendante, revêt une importance extrême car elle permet de donner à ces jeunes générations l’occasion de se connaître soi-même. M. Merouani ajoutera que dans le prolongement d’une histoire politique de la guerre, on observe également un approfondissement des études sur le nationalisme algérien en Algérie et ses enfants doivent le savoir. Ce que l’on doit enseigner à ces générations montantes, dira le directeur, c’est le militantisme greffé à l’amour de la patrie qui, en prenant conscience de la répression coloniale, a permis d’accéder à la liberté. Et d’ajouter que la mémoire est sacrée et il faut de tout temps la valoriser par des actions de transmission. La caravane s’est dirigée vers les vestiges encore présents qui ont marqué l’histoire révolutionnaire de la région. Une caravane de plus de 300 enfants a été toute la journée comme une école itinérante de la mémoire. Un arrêt sur la mémoire, alimenté pas des leçons et des explications devant chacun des vestiges visités. Pour mettre en relief le souvenir militant, la mosquée «El Marini», celles de Mazagran, Bordj El Arsa,Tigditt, ont été les endroits visités. Ce 8 mai, Journée de la Mémoire nationale et de la commémoration des massacres de 1945, des célébrations qui chasseront l’oubli à jamais.
Lotfi Abdelmadjid

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