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jeudi 25 avril 2024

Commémoration de la libération de la ville d’Oran: L’importance d’intensifier les études historiques et littéraires sur l’occupation espagnole soulignée

Des chercheurs ayant pris part à une rencontre organisée mardi au Musée national «Ahmed-Zabana» d’Oran, à l’occasion du 232e anniversaire de la libération de la ville d’Oran de l’occupation espagnole, ont mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les études historiques et littéraires en lien avec la période de l’occupation espagnole de la ville d’Oran, dans le but d’enrichir la documentation relative à cette séquence de l’histoire du pays.
Dans ce cadre, Hanifi Hellaili, enseignant à l’université de Sidi Bel Abbès, a indiqué, lors de cette rencontre ayant pour thème «L’occupation espagnole en Algérie (1505-1792) dans les écrits littéraires et historiques», que «les études historiographiques relatives à l’occupation d’Oran par les Espagnols sont peu nombreuses, d’où la nécessité d’intensifier les recherches et les études en rapport avec cette période de l’histoire nationale et celle de la ville d’Oran, dont la libération de l’occupation espagnole est intervenue le 27 février 1792». Dans ce contexte, M. Hellaili a fait observer que l’historien et membre de l’Association des Ulémas algériens, Toufik El Madani, est le premier historien, après l’indépendance du pays, à avoir consacré une étude sur l’occupation de la ville d’Oran et de Mers El Kebir dans un ouvrage intitulé «La Guerre des trois cents ans entre l’Algérie et l’Espagne».
L’académicien, spécialiste de l’histoire moderne et contemporaine, a rappelé que «durant la colonisation française, plusieurs études consacrées au thème de l’occupation espagnole de la ville d’Oran et de Mers El Kebir ont été éditées dans la Revue africaine et dans les publications de la Société de géographie de la ville d’Oran».
Il a également cité d’autres écrits à l’initiative d’auteurs arabes qui ont documenté cette période de l’histoire de la ville, à travers des manuscrits rapportés par le défunt historien Abou El Kacem Saadallah.
De son côté, la chercheure Leïla Kouaki, du Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), a axé son intervention sur les sources littéraires, estimant qu’elles constituent des documents historiques à la base de l’historiographie de l’occupation espagnole de la ville d’Oran, jusqu’à sa libération. Elle a cité, dans ce cadre, l’ouvrage «Touloue Saâd Essouôud» de Benaouda El-Mazari, qui a fortement contribué à documenter cette période et celle de la présence ottomane.
Par ailleurs, d’autres thèmes ont été abordés lors de cette rencontre organisée par le CRASC en collaboration avec le Musée national Ahmed-Zabana, notamment «Le rôle des taleb dans la libération d’Oran» et «Oran dans les écrits de Cervantès».
Il est à souligner que cette rencontre scientifique s’inscrit dans le cadre de deux projets de recherche axés sur le thème des écrits relatifs à l’occupation de l’Algérie et de la ville d’Oran entre les 16e et le 18e siècles.
A l’occasion de la célébration de la libération de la ville d’Oran de l’occupation espagnole, une exposition de peintures de l’artiste plasticien Kalouza Mohamed El Amine a été organisée, mettant en valeur les monuments historiques et archéologiques de la capitale de l’Ouest du pays, en plus d’honorer une femme, qui a fait un don au Musée «Ahmed-Zabana» d’un ancien costume traditionnel, «caftan», pour enrichir la collection exposée au département d’ethnographie.
Maya H.

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