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dimanche 26 juin 2022

Comité national de prévention et de lutte contre la traite des personnes: La justice et la police judiciaire face au défi de la lutte contre la traite humaine

L’ambassadrice du Royaume-Uni en Algérie, Sharon Wardle, en sa qualité de sponsor de ce projet de formation, a mis en avant les efforts des pouvoirs publics algériens dans la lutte contre le crime de la traite des personnes dont les retombées pèsent sur l’ensemble des pays sans exception.

Par Fatah B.

Le président du Comité national de prévention et de lutte contre la traite des personnes, Lamine El Hadj, a déclaré, lundi depuis la wilaya d’El Oued, que les dispositifs de justice et de police judiciaire des services sécuritaires visaient à faire aboutir les efforts nationaux consentis en matière de lutte contre la traite des personnes.
S’exprimant à l’ouverture d’un workshop «Simulation d’un procès de crime de traite humaine» à la salle de conférences au complexe touristique «La gazelle d’or», M. El Hadj Lamine a fait savoir que ces deux secteurs (Justice et Police judiciaire) jouaient un rôle primordial dans la lutte contre cette criminalité, eu égard à la nature de leurs missions.
Le président du Comité a indiqué que les travaux de ce troisième workshop régional s’inscrivant dans le cadre du plan de travail triennal (2019-2021), visait en premier lieu, la coordination entre ces deux secteurs à travers l’introduction d’exercices d’application, outre le lancement de concertations entre les intervenants en se rapprochant davantage des faits réels de cette criminalité englobant, entre autres, l’esclavage, l’exploitation sexuelle et le travail forcé.
Et d’ajouter que cette rencontre se veut un espace encadré permettant aux participants de prendre connaissance des concepts vagues et des questions techniques en suspens en matière juridique liées au crime de la traite des personnes, notamment en ce qui concerne la définition des missions de chaque intervenant, à commencer par la découverte de l’état, en passant par la poursuite des auteurs et enfin la protection des victimes.
Le président du Comité a mis l’accent sur l’importance
d’œuvrer par «le système d’aiguillage» qui englobe l’ensemble des mécanismes à même de mieux prendre en charge les victimes, vu qu’il définit clairement la responsabilité de chaque organe des instances intervenantes, étant donné que toute politique efficiente pour la prise en charge des victimes de traite dépend en fonction de la prise en charge médicale, matérielle et psychologique des victimes.
De son côté, l’ambassadrice du Royaume-Uni en Algérie, Sharon Wardle, en sa qualité de sponsor de ce projet de formation, a mis en avant les efforts des pouvoirs publics algériens dans la lutte contre le crime de la traite des personnes dont les retombées pèsent sur l’ensemble des pays sans exception.
Rappelant que 70 % des victimes de la traite des personnes sont des femmes et des filles, la diplomate britannique a affirmé que l’Algérie avait évolué dans le traitement de ce dossier épineux.
Dans le même sillage, Mme Wardle a mis l’accent sur la bonne exploitation des réseaux sociaux pour la lutte contre ce crime transcontinental, ajoutant que ce phénomène a atteint son paroxysme avec la propagation des moyens de communication, ce qui a facilité l’accès des criminels aux victimes.
L’ambassadrice a mis l’accent sur l’impératif de contrôler et d’accompagner les réseaux sociaux, milieux favorables pour commettre ces crimes.
A rappeler que l’atelier de formation «Simulation du procès de la traite des personnes», abrité au complexe touristique la Gazelle d’or les 29 et 30 mars courant, était organisé par le Comité national de la prévention et la lutte contre la traite des personnes, en collaboration avec le bureau de l’ONU pour la lutte contre la drogue et la criminalité.
F. B.

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