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samedi 26 novembre 2022

Comité des 24 de l’ONU: Le représentant permanent de l’Algérie recadre sèchement l’ambassadeur marocain

Le séminaire du Comité de l’Organisation des Nations unies sur la décolonisation (C24) a été le théâtre d’une séance de recadrage infligée, en deux temps, par le Représentant permanent de l’Algérie, l’ambassadeur Nadir Larbaoui, à la délégation marocaine. Avant de prononcer son discours consacré à la thématique de la deuxième journée des travaux du Séminaire sur le Sahara occidental, l’ambassadeur Larbaoui a tenu à recadrer une figurante sahraouie venue des territoires occupés du Sahara occidental en mission commandée pour ânonner un torchon confectionné dans les locaux de la DGED (Direction générale des études et de la documentation, un service de renseignement et de contre-espionnage au Maroc) sur les allégations de violations des droits de l’Homme à Tindouf, et le groupe des délégués des pays amis du Maroc qui, dans leurs interventions respectives, distribuées la veille par la délégation marocaine, tel un ballet bien réglé, mais d’un nauséabond goût, ont fait référence aux tables rondes et à la nécessaire participation de l’Algérie. L’ambassadeur Larbaoui a réservé la première salve à l’endroit de la «Sahraouie» en s’adressant à l’auditoire pour les prendre à témoin et en indiquant que «mon pays a été cité trois fois par une personne. Ma délégation décide de ne pas répondre à ces allégations dès lors que cette personne ne représente qu’elle-même, en rappelant qu’il était clairement établi, conformément aux résolutions des Nations unies, que le Front Polisario est l’unique représentant légitime et exclusif du peuple sahraoui, point de parlementer davantage sur ce point». Et à l’ambassadeur Larbaoui de poursuivre : «Quant à l’évocation de mon pays par certains délégués, faut-il leur rappeler une fois pour toutes, que mon pays n’est pas partie au conflit et, au même titre que la Mauritanie, il a le statut de voisin observateur, à moins, a-t-il ajouté, que cela participe d’une volonté concertée mais éculée et vaine de ‘’bilatéralisation’’ du conflit qui demeure fondamentalement, n’en déplaise au Maroc et à ses clients, une question de décolonisation». L’acte 2 de cette séance de recadrage a été réservé à l’inénarrable ambassadeur marocain, Omar Hilale, au cours du débat général. Ce dernier, et en totale sortie de piste, s’était lancé juste après sa meute débridée, dans sa diatribe habituelle contre l’Algérie. Un comportement qui a provoqué une totale incompréhension et une réprobation des autres délégations, si bien que certaines d’entre elles la qualifie d’«attitude indigne» d’un diplomate, voire d’«incivisme». En invitant l’ambassadeur marocain à revoir ses devoirs et réviser ses cours, le Représentant permanent de l’Algérie a répondu sereinement aux attaques, l’une après l’autre, proférées contre notre pays. Au sujet du pseudo «droit à l’autodétermination en Kabylie», l’ambassadeur Larbaoui a fait observer qu’en évoquant cela, la délégation marocaine cherche désespérément à introduire la confusion dans les esprits et tromper les opinions publiques nationales et internationales, en recourant à l’invention d’un parallèle avec le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination reconnu par la légalité internationale et les résolutions pertinentes des Nations unies. Il a, dans le même cadre, indiqué que la délégation marocaine a un énorme déficit en matière de données historiques et pour cause, vivant sous le régime du protectorat, ils ne connaissent pas les valeurs et les sacrifices de la lutte pour la Libération nationale. Toutes les franges de la société algérienne se sont rassemblées autour du Mouvement de libération nationale menée par l’Armée de libération nationale (ALN), a-t-il souligné. Parmi les leaders de la guerre de Libération nationale qui ont marqué l’Histoire de la glorieuse Révolution algérienne, a-t-il affirmé, il y a plusieurs figures historiques qui appartiennent à cette région du pays. Hocine Aït-Ahmed, Krim Belkacem, le colonel Amirouche, Abane Ramdane et Omar Ouamrane, en sont quelques noms parmi la longue liste des valeureux combattants pour la liberté. Et d’asséner : «N’en déplaise, l’Algérie est une République une et indivisible. Un principe que son peuple a consacré dans toutes les Constitutions du pays depuis son indépendance en 1962», a-t-il affirmé. Par ailleurs, l’ambassadeur du Maroc a exhibé devant les séminaristes, en lui donnant une lecture tronquée et trompeuse, la lettre du 19 novembre 1975, adressée au Secrétaire général de l’ONU par l’ex-Représentant permanent de l’Algérie, transmettant un document dans lequel il fait connaître la position de l’Algérie en ce qui concerne les derniers développements relatifs au problème du Sahara occidental, dans laquelle il a été clarifié que des débats et des résolutions 377 (1975), 379 (1975) et 380 du Conseil de sécurité, il résulte que : Outre l’Espagne en tant que Puissance administrante, les «parties concernées dans l’affaire du Sahara occidental sont : l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie».
Meriem Benchaouia

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