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lundi 6 février 2023

Codes communal et de wilaya / Merad : adapter les textes aux nouvelles exigences de gouvernance

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Brahim Merad, a mis en avant, hier à Alger, l’attachement de l’Etat à adapter les codes communal et de wilaya aux nouvelles exigences de gouvernance, en application de l’approche du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui accorde une place de première importance aux collectivités locales dans les politiques publiques. M. Merad s’exprimait à l’ouverture du 5e congrès annuel du Réseau Moyen-Orient et Afrique du Nord de recherche en administration publique (MENAPAR), sous le thème «Le territoire, la numérisation et le développement local : complémentarité et perspectives». Il a souligné, dans ce cadre, que la nouvelle approche contenue dans le programme du président de la République «a mis en exergue la place des collectivités locales dans les politiques publiques. Elles bénéficient désormais d’un soutien plus important en termes de gouvernance, à travers la révision des codes communal et de wilaya pour cadrer avec les nouvelles exigences de gouvernance, tout en veillant à l’association des élus locaux aux projets stratégiques et l’association de la société civile dans la prise de décisions, en sus des moyens financiers alloués pour la promotion de la qualité des services». L’Algérie a accordé, depuis l’indépendance, un intérêt tout particulier au développement local, alliant centralisation et décentralisation dans la gestion des affaires internes, a ajouté le ministre, arguant que «les moyens nécessaires ont été alloués pour garantir les services publics». Le président de la République a tracé un programme spécial pour les zones d’ombre dans le but de réduire les disparités entre les différentes régions, a poursuivi le ministre, citant le recensement de 12 559 zones d’ombre à travers les différentes wilayas ayant bénéficié d’un plan d’urgence prévoyant des opérations à court et moyen terme. «Ce plan, poursuit M. Merad, a permis la réalisation, en un temps record, de projets à travers 10 877 régions en faveur de 6.2 millions d’habitants pour une enveloppe financière globale de l’ordre de 337 milliards de dinars en attendant le parachèvement du programme, dont le taux de réalisation a atteint les 90 %». Le soutien de l’Etat aux collectivités locales ne s’est pas arrêté à ce niveau, ajoute le ministre, relevant qu’il a également touché la réduction de la fracture numérique entre les zones rurales et les villes et les catégories de la société, à travers l’adoption de nouveaux programmes permettant à l’Algérie d’instaurer les leviers d’application des approches modernes de développement local initiées par le président de la République. «L’Etat a assuré les capacités permettant de renforcer l’attractivité, la compétitivité des territoires et leur intégration aux réseaux économique régional, continental et international», a-t-il dit. Les participants, parmi des professeurs, des chercheurs et des experts algériens et étrangers, débattront sur la gestion moderne dans les collectivités locales et les effets de la transition numérique sur la gestion des ressources humaines et la fiscalité. L’ouverture de ce congrès de 3 jours s’est déroulée en présence du Conseiller du président de la République, chargé des archives nationales et de la Mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi, du Médiateur de la République, Madjid Ammour, et du ministre de la Numérisation et des Statistiques, Hocine Cherhabil, ainsi que des autorités locales et des cadres de l’Etat.
Lyes F.

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