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lundi 26 septembre 2022

Civiles

Emmanuel Macron a toujours tenté, lors de son précèdent quinquennat, de privilégier l’apport de la société civile dans les questions élémentaires de fonctionnement de l’État, s’attirant régulièrement les foudres des professionnels, agacés par cette parole donnée à des amateurs. Durant son deuxième mandat, le président français semble décidé, malgré des résultats plus que mitigés de ces précédentes expériences, à continuer à dialoguer avec ses concitoyens sur des thématiques essentielles. Macron a ainsi annoncé en fin de semaine dernière le lancement d’un Conseil national de la refondation, promettant un «dialogue» sur les services publics, notamment. Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, avait expliqué en juillet que ce CNR vise à «partager les diagnostics à l’échelle de la nation sur de grands enjeux», notamment la santé, l’éducation, la perte d’autonomie, et qu’il associerait «les responsables des partis politiques, les responsables des groupes parlementaires, des représentants d’associations d’élus des territoires, des représentants des corps intermédiaires, les syndicats en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental». Interrogé sur les grands chantiers de la rentrée, le chef de l’État a par ailleurs rappelé : «On a la guerre en Europe qui est là, il faut continuer les actions diplomatiques (…) tout faire pour la stopper». «Il nous faut derrière œuvrer pour notre souveraineté énergétique, pour accompagner les Français, nos entreprises dans le contexte de cette guerre», a-t-il ajouté. «L’agenda de rentrée sera aussi marqué par le travail, car on peut aller vers le plein-emploi mais il nous faut continuer à mener les réformes indispensables, c’est ce qu’on va faire dès cette rentrée», a-t-il affirmé, sans oublier «les fonctions régaliennes, la sécurité, l’immigration». Sur l’idée d’un droit de vote élargi aux étrangers non communautaires pour les élections locales, le chef de l’État a refusé de commenter «des propositions faites par les uns ou les autres». «J’ai défendu un programme, on a surtout besoin d’unité entre les Françaises et les Français, il faut redonner tout son sens au mot de citoyenneté qui est fait de droits et de devoirs», a-t-il lancé. «Je suis attaché à l’idée qu’on soit juste, mais aussi qu’à chaque droit on attache un devoir, c’est aussi le sens de la réforme du RSA qu’on fera», a-t-il affirmé. Car «nous avons à nous tenir unis pour que la France soit plus forte, dans un monde où les démocraties sont bousculées», a affirmé Emmanuel Macron, plaidant «pour être plus forts en matière de défense, pour notre propre énergie, pour produire plus et donc travailler davantage, afin de nous payer le modèle social pour protéger nos enfants, nos aînés, ceux qui en ont besoin». Macron, qui gouverne depuis les dernières élections législatives sans majorité à l’Assemblée Nationale, se crée de nouveaux objectifs lui donnant une impression de contrôle et de pouvoir alors même que justement il a perdu en juin dernier toute possibilité de mettre en pratique son programme sans avoir à supplier Les Républicains ou le Rassemblement National de l’aider à faire passer ses lois et ses réformes.

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