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samedi 3 décembre 2022

Chine La croissance rebondit au troisième trimestre

Selon les données officielles publiées hier, le PIB chinois a progressé de 3,9 % au troisième trimestre après une hausse limitée de 0,4 % au précédent. Mais les dépenses de consommation faiblissent, alors que l’activité industrielle pourrait pâtir d’un environnement international incertain.
Le rebond était attendu, mais se révèle plus important que prévu. La Chine a enregistré au troisième trimestre une croissance de 3,9 %, selon les données officielles publiées hier par le Bureau national des statistiques. Un chiffre supérieur à celui qu’anticipaient les économistes qui, selon le cas, oscillait entre 2,5 % et 3,5 %. Alors qu’au deuxième trimestre, le PIB avait connu un coup d’arrêt et enregistré sa pire performance depuis 2020, cette publication a largement de quoi conforter l’exécutif du pays. Et notamment Xi Jinping qui vient d’être reconduit, sans surprise, à la tête du pays lors du XXe Congrès du Parti communiste chinois (PCC) qui s’est achevé ce week-end.

«Des signes de reprise»… limitée
Seul ombre à ce tableau flatteur pour Xi Jinping , la diffusion de ces résultats, éminemment politiques et souvent mis en doute par des experts internationaux, intervient avec une semaine de retard sur le calendrier officiel. Prévue mardi dernier, la diffusion avait été en effet été reportée à la dernière minute et sans explication par les autorités. Désormais, «l’économie présente des signes de reprise», se félicite dans un communiqué Zhao Tonglu, haut responsable du Bureau national des statistiques (BNS). Pour autant, celle-ci reste limitée et, sur les trois premiers trimestres de l’année, la croissance atteint 3 %. Bien loin de l’objectif officiel de croissance 2022, qui se situe aux alentours de 5,5 %. Un objectif auquel ne croient ni le FMI, ni la Banque mondiale qui anticipent, respectivement, des hausses du PIB de 3,2 % et 2,8 % cette année. Il est vrai que si reprise il y a eu au troisième trimestre, la croissance chinoise reste largement tributaire de la politique de zéro Covid que Xi Jinping n’a pas manqué de réaffirmer lors du XXe Congrès du PCC. Une politique qui, comme on l’a vu par le passé, se traduit par des fermetures inopinées d’entreprises et d’usines, qui pénalisent activité et déplacements et pèsent lourdement sur la consommation des ménages.

Affaiblissement de la consommation et des exportations
La publication des chiffres de la croissance hier s’est accompagnée d’une série de données économiques qui dressent un tableau, lui aussi, mitigé de la reprise chinoise au mois de septembre. Les ventes de détail, principale jauge de la consommation des ménages, ont ralenti, progressant de 2,5 % en rythme annuel contre 5,4 % en août. Un ralentissement sans doute lié au fait que de nombreuses mesures de quarantaine affectaient toujours certaines zones résidentielles et commerciales du pays. Dans le même temps, la production industrielle a rebondi de 6,3 % sur un an, contre 4,2 % en août. Mais, signe que l’environnement international est de plus en plus difficile, les exportations ont encore ralenti (5,7 % en septembre après 7,1 % le mois précédent) tandis que les importations progressaient à peine de 0,3 % (un rythme inchangé par rapport à août). Quant au taux de chômage, qui ne prend en compte que les zones urbaines, il est remonté en septembre à 5,5 %, contre 5,3 % un mois plus tôt.

K. L./Agences

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