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vendredi 2 décembre 2022

Célébration du Mawlid Ennabaoui Ech’Charif: Lila Borsali présente «Rouh Ennoufous» aux Algérois

Rouh Ennoufous est le titre d’un spectacle de musique andalouse animé par Lila Borsali, dans le cadre de la célébration du Mawlid Ennabaoui Ech’Charif.

Par Abla Selles

Animé samedi soir à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih devant un public nombreux, ce spectacle de 90 mn se veut un voyage onirique vers la paix intérieure, la quiétude, l’amour et le sentiment de félicité.
Après quelques istikhbars au qanun, luth et violon, exécutés dans les gammes apaisantes du mode mineur, la douzaine de musiciens, brillamment dirigés par Leila El Kebir au violon alto, a interprété un prélude musical qui a donné le «la» à la première partie du concert, dans une ambiance empreinte de convivialité.
Dans une scénographie soft et ramassée et un éclairage, aux atmosphères feutrées, la cantatrice, très applaudie par l’assistance, a fait son entrée dans une tenue verdâtre de haute couture traditionnelle, ornée de belles broderies en fil doré.
Lila Borsali, face à sa tablette électronique qui lui sert d’aide mémoire, a entamé, dans la solennité du moment, noubet Raml El Achiya, rendue dans ses déclinaisons rythmiques et mélodiques.
Avec une voix présente et étoffée, la chanteuse a entonné notamment, «Metchaliya», Touchia, «Chams El Achiya Tasfar» (M’çaddar), «Selli Houmoumek» (Btayhi 1), «Harq Eddana» (Btayhi 2), «Lazala» (derj 1), «Dahrek» (derj 2), «Ma Achkou Chaki» (Istikhbar), «Wa Achiya» (N’çraf 1), «Qad Ata Waqtou El Hana» (N’çraf 2), «Ya Mouqabil» (N’çraf – M’khiless) et «Echamsou Malet Nahwa Essoufoura» (Mokhless).
La complexité des cadences irrégulières que l’ensemble des musiciens maîtrisait parfaitement, dénote d’un travail de préparation rigoureux, entretenu avant le concert, une attitude qui n’est pas étrangère à Lila Borsali, une artiste professionnelle et exigeante en qualité.
Devant un public conquis avec qui la chanteuse échangeait par moments, la deuxième partie a été consacrée aux chants spirituels, à l’instar des pièces «Safate Ennadra», «Hayaw Nzourou», «Bin Mekka Wel Madina» et «Zad Ennabi», interprétés à l’occasion d’El Mawlid Ennabaoui Echarif.
Les textes au lyrisme poétique, ont été rendus sur un support musical relevé, avec les sonorités denses des instruments, exécutant de belles partitions qui ont restitué avec l’ensemble des musiciens la valeur du travail et de l’exercice permanent qui a toujours valu au concert d’être apprécié de tous.
L’orchestre, évoluant sous l’œil bienveillant de Leila El Kébir au violon alto, était composé de Ghouti Hadjila à la derbouka, Sofiane Bouchafa au tar, Saïd Gaoua au set de percussions, Farid Mokkeddem au ney, Rassim Bouabdellah à la kouitra, Imad El Houari au qanun, Djilali Rahmoun au rebab, Saliha Ould Moussa au luth, Hamza Bellouti au violoncelle et Rafiq Benhamed au violon.
Le concert «Rouh Ennoufous» marque l’ouverture de l’année artistique 2022-2023 de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih.
A. S.

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