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jeudi 1 décembre 2022

Célébration du 1er mai par des syndicats autonomes : Marche à Béjaïa pour la préservation des acquis sociaux

La célébration de la Journée internationale du travail, 1er mai, a été marquée, hier, par une marche à Béjaïa à l’appel des syndicats autonomes. Au moins quatre syndicats dont le Cnapeste, le Snapap/Ggata, le Satef et le Snap, ont pris part à cette manifestation qui a rassemblé quelques centaines de travailleurs.

Par Hocine Cherfa

La procession s’est ébranlée de la Maison de la culture jusqu’au siège de la wilaya. Au cours de cette action, les participants ont dénoncé «les atteintes et le musellement des libertés démocratiques et syndicales, la précarité de l’emploi, la remise en cause des acquis de la lutte des travailleurs». Ils ont réclament également «une justice sociale, un pouvoir d’achat qui garantisse la dignité à tous les travailleurs, une gestion rationnelle et une répartition équitable de l’argent public, l’arrêt de la répression des libertés syndicales, l’arrêt de l’abus de pouvoir, le bannissement de la discrimination salariale». Sur des banderoles brandies par les contestataires organisés en carrés, on pouvait lire, entre autres : «Le travail ne peut pas être un devoir sans salaire», «Les travailleurs réclament leurs droits légitimes», «Pour un syndicat libre, démocratique et combatif», «Pour une Algérie meilleure et pour une démocratie majeure», réitérant leur soutien aux syndicalistes suspendus et poursuivis en justice par leurs responsables et leurs patrons. Dans une déclaration commune, les quatre syndicats estiment que «le 1er mai, journée internationale des luttes des travailleurs, intervient cette année dans une conjoncture particulière». Et d’ajouter : «La situation ne cesse de se dégrader à vue d’œil et rien n’augure qu’elle va s’améliorer dans les jours à venir étant donné l’inertie des pouvoirs publics face au laminage du pouvoir d’achat et à la précarité de l’emploi». Les syndicats autonomes ont appelé hier à «un front commun de lutte syndicale et à l’unité d’action, l’arrêt de la répression des libertés syndicales et l’augmentation du pouvoir d’achat», entre autres. Pour sa part, le PST, qui a toujours marqué cette Journée internationale de lutte ouvrière, a appelé à un esprit unitaire «pour un travail décent pour tout demandeur d’emploi, un salaire minimum de 50 000,00 DA, l’indexation des salaires et des retraites sur le coût de la vie, le droit syndical dans le secteur public comme dans le secteur privé, l’arrêt du bradage des entreprises publiques, un service public de qualité et une retraite anticipée sans conditions d’âge». Pour le PST de Béjaïa, le «1er mai intervient, cette année, dans un contexte de guerre sociale déclarée aux travailleurs et aux masses populaires, mais aussi par les grèves et les luttes ouvrières au niveau de Numilog, Alcost, Education, Santé, Postes, Ergr…. Il estime que «le pouvoir a mis l’économie nationale au service des oligarques et des multinationales», ainsi «des centaines de milliers de travailleurs ont perdu leur emploi, des milliers d’autres sont sans salaire depuis des mois, alors que le pouvoir
d’achat s’effondre». Le PST estime que sans l’unité d’action il est impossible de contrer la politique de remise en cause de lutte ouvrière : «Certes, le front social se réveille, les travailleurs se mobilisent pour contrer l’offensive du pouvoir, mais les luttes éparses et isolées sont impuissantes pour stopper l’offensive du pouvoir et remettre en cause sa politique d’appauvrissement des masses».
H. C.

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