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mardi 16 août 2022

CAN 2022: L’Egypte se qualifie en finale aux Tirs aux but  

En demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations, le Cameroun a longtemps dominé contre l’Égypte. Mais sans parvenir à marquer, ce qui a permis aux Pharaons de s’en sortir aux tirs au but pour rejoindre le Sénégal en finale grâce à leur gardien : auteur de deux arrêts durant la séance et homme du match, Gabaski a littéralement dégouté les Lions indomptables. 

C’était la troisième fois. La troisième fois de suite, même, que l’Égypte devait disputer une prolongation pour se qualifier au tour suivant dans cette Coupe d’Afrique des nations. Alors, l’habitude et l’expérience allaient-elles dominer la fatigue face à un Cameroun dominateur (voire supérieur) durant cette demi-finale stressante et quelque peu décevante en matière de spectacle ? La réponse est… oui ! Parce qu’au bout de ce duel, Gabaski a offert une place en finale à son pays ( la treizième de l’histoire des Pharaons) en stoppant deux tentatives de la part des Lions indomptables. Monstrueux.

45 minutes, six tirs et un poteau 

Pour marquer, il faut cadrer. Ça, même si tous les entraîneurs de la planète le répètent à toutes les catégories de jeunes, le Cameroun semble l’avoir oublié ce jeudi soir. Car lors de la première période, les Lions indomptables se procurent de sérieuses occasions… sans, cependant, faire beaucoup travailler Gabaski. De retour de blessure et finalement titulaire (contrairement à Ashraf, ou à El-Wensh), le gardien égyptien voit en effet la domination adverse s’approcher tout près de ses filets sans qu’il n’ait à intervenir (ou presque). Dès le quart d’heure de jeu, Ngadeu-Ngadjui joue par exemple de malchance en touchant le poteau d’un coup de casque sur corner. Maladroit, le défenseur de La Gantoise offre quelques minutes plus tard un joli raté devant les cages d’un enchaînement tir du pied gauche/déviation de la jambe droite. C’est ensuite Toko Ekambi qui foire sa frappe, alors qu’Aboubakar n’est pas assez rapide pour le portier. Et en face, alors ? En face, les Pharaons ne cadrent pas davantage et se font surtout bien moins dangereux malgré quelques contre-attaques. Trop seul, Salah se demande comment résoudre une équation aussi difficile que celles qu’il a pour le moment croisées dans cette CAN.

De la peur, des tirs au but et une barre
Queiroz, son entraîneur, cherche également la clé et opte pour l’entrée de Trezeguet à la place d’El Solia au retour des vestiaires. Bingo : même si les imprécisions demeurent, ce remplacement paraît faire du bien à l’Égypte. Cette dernière croit d’ailleurs ouvrir le score avant l’heure de jeu, mais Salah manque contre toute attente son face-à-face avec Onana à l’extérieur de la surface de réparation après avoir voulu profiter d’une passe en retrait manquée par Hongla. Suffisant pour emballer une rencontre assez pauvre en événements ? Non, pas vraiment. Pour ne rien arranger, les cartons jaunes se mettent à pleuvoir. Toko Ekambi pense pourtant faire la différence décisive à la 68e, mais sa déviation du crane est parfaitement maîtrisée par Gabaski. Une poignée de secondes plus tard, le Cameroun allume une nouvelle mèche avec une fusée balancée par Oum Gouet des trente mètres… repoussée par la barre transversale. Une action qui aurait pu faire mouche, au milieu d’un brouillard tactique et technique très brouillon. Dans tout ça, Queiroz s’excite tout seul sans que personne ne comprenne pourquoi et se fait expulser juste avant la prolongation. Au début de laquelle Léa-Siliki tente d’envoyer un missile sur un coup franc situé très, très loin et qui fait frissonner Gabaski. Le dernier rempart est encore là, lorsque l’ancien Rennais est recherché par un centre de Njie. Rien à faire, de toute façon : épuisées, les deux équipes espèrent désormais composter leur ticket pour la finale lors des tirs au but (malgré une balle de match provoquée par Sohby). Mauvaise pioche pour la nation hôte : il y avait Gabaski, dans les cages.

Racim. S

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