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samedi 25 mars 2023

Campagne électorale: Partis et indépendants rivalisent dans l’arène politique

La campagne électorale se poursuit et les candidats rivalisent d’idées et de propositions
pour gagner la confiance d’électeurs plutôt méfiants et avertis. Les futurs députés s’engagent notamment à être de dignes représentants du peuple et ne pas commettre les erreurs de leurs prédécesseurs à la chambre basse du Parlement.

Par Aomar Fekrache

Les leaders de partis se trouvent désormais dans la même arène politique que des candidats indépendants décidés à défendre leurs chances de siéger au Palais Zighoud-Youcef. Hier, le président du parti «Sawt Echâab», Lamine Osmani, a souligné, lors d’un meeting à Tlemcen, qu’«il est du devoir de la classe politique de trouver les solutions adéquates aux problèmes que vivent le pays et le peuple algérien». «Nous constatons qu’il existe un écart entre le peuple et le pouvoir, du fait que les élus n’ont pas été à la hauteur des attentes populaires», a-t-il fait remarquer, estimant qu’«il est impératif pour la future classe politique de trouver les solutions aux problèmes sociaux, économiques et politiques que connaît le pays». De son côté, le président du Parti du renouveau algérien (PRA), Kamel Bensalem, a plaidé, lors d’une rencontre de proximité à Souagui (Médéa), en faveur du «renforcement» des prérogatives des maires. Les prérogatives actuelles du P/APC sont «limitées à des tâches administratives, alors qu’il devrait être investi d’une mission politique qui lui donne l’aptitude de se prononcer et de gérer des dossiers qui ont un impact direct et certain sur le développement de sa commune et le bien-être des citoyens», a-t-il indiqué. Le président du Mouvement El Bina El Watani, Abdelkader Bengrina, lui, a affirmé samedi, depuis la ville de Boussaâda (M’sila), que sa formation politique «dispose d’un programme visant à instaurer un nouveau modèle de développement économique». «Ce programme est basé principalement sur des investissements et des réformes financières, réglementaires et économiques», a-t-il déclaré lors d’un meeting populaire. Le président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ) par intérim, Djamel Benziadi, a estimé à Biskra que les prochaines législatives constituent «une opportunité pour un changement réel». «Il ne faut pas rater cette opportunité si nous tenons à opérer le changement par les urnes et contrecarrer ceux à l’origine des souffrances du peuple», a-t-il déclaré. Le président du MSP, Abderrezak Makri, lors d’un meeting dans cette même wilaya, a affirmé que la solution aux problèmes de développement en Algérie reste «tributaire de la formation d’un gouvernement d’union nationale après les élections législatives». Mais qu’en pensent les candidats qui se sont présentés sur des listes indépendantes. Interrogé par l’APS, le candidat indépendant Djamal Maafa, ancien journaliste à la Télévision publique, a indiqué que la mission du parlementaire «doit être réhabilitée» afin qu’il puisse «l’exercer réellement», soulignant, à ce propos, que le parlementaire «doit être au cœur de toute activité politique et à l’écoute du citoyen».
Evoquant les principaux axes de son programme électoral, il dira que plusieurs secteurs générateurs de richesses relevant du domaine économique nécessitaient des réformes, citant comme exemple celui de l’industrie, l’agriculture, l’investissement et le tourisme, qui méritent une gestion dans le cadre d’un «nouveau modèle économique». Pour sa part, le candidat indépendant Mohamed Kobbi a salué le «nombre important des listes indépendantes pour les prochaines législatives», estimant que cela était un «signe encourageant et motivant» pour l’ensemble des candidats qui aspirent à un siège au sein de l’APN, afin d’assurer une «représentativité efficace et efficiente» du citoyen algérien et de servir d’«écho réel de toutes les préoccupations de la société». De son côté, la candidate indépendante Amina Ismail a appelé les citoyens à faire confiance aux candidats indépendants, faisant valoir que «la liste est composée de personnes issues du peuple et majoritairement universitaires». «Nous faisons partie de la société algérienne. Notre mission est d’élever la voix du citoyen et de porter ses préoccupations aux pouvoirs publics sans intermédiaire», a-t-elle affirmé.
A. F.

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