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mercredi 27 janvier 2021

Boosté par les espoirs suscités par les vaccins contre le Covid-19: Le pétrole au plus haut depuis mars

Les cours du pétrole continuaient de grimper hier, le Brent s’approchant des 50 dollars le baril, grâce à l’optimisme engendré par la perspective d’un vaccin permettant de réduire le risque d’atteinte de Covid- 19, une pandémie qui a lourdement pesé sur le marché pétrolier depuis le printemps dernier.
Les cours du pétrole ont terminé en forte hausse hier, retrouvant même leur niveau d’il y a presque neuf mois avant l’épidémie de Covid-19. Ainsi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier gagnait vers 10h20 GMT (11h20 à Alger), 1,38 % par rapport à la clôture de mardi, à 48,52 dollars. A New York, le baril américain de WTI pour le même mois gagnait 1,11 % à 45,41 dollars.
Il faut remonter au 6 mars dernier pour retrouver des prix équivalents. Deux facteurs principaux sont à l’origine de la flambée des prix du pétrole ces dernières semaines, selon des spécialistes qui citent l’évolution positive des vaccins et la perspective d’une prolongation des coupes actuelles de la part de l’Opep+, qui semblent déjà prises en compte par les marchés.
«Avoir fait passer le prix du Brent au-dessus de 46 dollars le baril est un signe de confiance sans précédent depuis que le Covid-19 a commencé à décomposer le moral du marché au cours de la première partie de l’année», a résumé Louise Dickson de Rystad Energy. «Les nouvelles concernant les vaccins ont été très favorables aux prix du pétrole et l’annonce d’AstraZeneca/Oxford a permis aux prix de franchir leurs précédents sommets de la fin de l’été», a constaté Craig.
La hausse des cours du pétrole s’explique par la série d’annonces par différents laboratoires pharmaceutiques que les essais cliniques du vaccin contre le coronavirus ont porté des résultats très encourageants, avec des taux d’efficacité de plus de 90 %. Ainsi, les laboratoires AstraZeneca, Pfizer/BioNTech et Moderna, ont fait part ces derniers jours d’une bonne efficacité de leurs futurs vaccins contre le Covid-19, une véritable planche de salut pour la demande d’or noir. Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés de l’Opep+ se retrouveront en début de semaine prochaine pour statuer sur l’accord de réduction de la production qui les lie. Selon celui-ci, le retrait actuel du marché de 7,7 millions de barils par jour doit être ramené à 5,8 millions à compter de janvier 2021. Beaucoup d’observateurs de marché tablent sur un report de trois à six mois.
«La lutte contre le coronavirus s’intensifie et se révèle de plus en plus réussie de semaine en semaine», estime, dans ce contexte, le courtier de pétrole londonien PVM, expliquant que les acteurs du marché s’empressent d’acheter du pétrole maintenant tant que les prix sont plus bas, entraînant une hausse de la demande et ainsi une hausse logique des cours.
Aussi, les prix du pétrole sont également portés par la perspective que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés, dont la Russie, prolongeront leur accord de réduction de leur production lors de la réunion, la semaine prochaine, visant à compenser la faiblesse de la demande durant l’hiver. «Nous continuons de considérer qu’une action coordonnée pour réduire la production comme étant l’action optimale à court terme, étant donné la surabondance des stocks encore élevés et la vague actuelle de contaminations surprenante par son ampleur et son intensité», estime dans ce cadre la banque américaine Goldman Sachs.
Selon plusieurs analystes, le feu vert de Donald Trump à la transition politique avec l’équipe du président élu Joe Biden contribuait également à la hausse des cours du brut.
A noter que le Conseil de la commission économique de l’Opep s’est réuni hier et aujourd’hui, tandis que les experts techniques de l’Opep et des non-membres de l’Organisation se rencontreront demain.
Louisa Ait Ramdane

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