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dimanche 2 octobre 2022

Benbouzid au sujet du Covid-19: «L’Algérie a gagné la bataille, mais la vigilance reste de mise»

Alors que le bilan de l’épidémie de coronavirus repartait à la hausse ces derniers jours, le ministre de la Santé, de la Population et la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a souligné, avant-hier à Oran, que «l’Algérie a gagné la bataille contre le Covid-19, mais la vigilance demeure toujours de mise pour ne pas tomber dans une deuxième vague».

Par Lynda Naili


S’exprimant lors d’un point de presse, en marge d’une visite de travail dans la wilaya d’Oran, le ministre de la Santé a estimé que l’évolution de la situation pandémique de Covid-19 en Algérie «est stable», appelant toutefois la population «à rester consciente, et continuer à appliquer les gestes barrières, pour éviter une deuxième vague». Et de saluer, à l’occasion, les efforts déployés par les équipes médicales tout au long des mois qu’a duré la pandémie, pour endiguer le virus et sauver les malades, rappelant les mesures de l’Etat pour soutenir les praticiens de la santé. Quelques heures plus tôt, le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus, le Dr Djamel Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l’évolution de la pandémie de Covid19, avait annoncé cent soixante nouveaux cas confirmés de coronavirus, 108 guérisons et 7 décès enregistrés durant les dernières 24 heures. De nouvelles données qui ont fait que le total des cas confirmés s’élève ainsi à 51 690 dont 160 nouveaux cas, soit 0,4 cas pour 100 000 habitants lors des dernières 24 heures, celui des décès à 1 741 cas, alors que le nombre de patients guéris est passé à 36 282, a précisé Dr Fourar. En outre, 23 wilayas ont recensé moins de 9 cas durant les dernières 24 heures, 20 autres n’ont notifié aucun cas, alors que 5 wilayas ont enregistré plus de 10 cas. Par ailleurs, 23 patients sont actuellement en soins intensifs, a-t-il également fait savoir. De ce fait, le Dr Fourar a souligné que la situation épidémiologique actuelle exige de tout citoyen vigilance et respect des règles d’hygiène et de distanciation physique, rappelant l’obligation du respect du confinement et du port du masque. Ce n’est pas la première fois que le ministre de la Santé parle de «stabilité» de l’évolution épidémiologique du coronavirus dans le pays. Il y a quelques semaines, alors que le nombre des contaminations et des décès maintenait sa courbe descendante, il avait indiqué, en marge de la rencontre médiatique quotidienne consacrée à l’évolution de la situation pandémique du Covid-19 à Alger, que «la situation est stable actuellement». Laquelle «stabilité en termes de nombre de cas confirmés a impacté le taux d’occupation des lits au niveau les hôpitaux». Et de préciser alors que «le nombre de lits occupés ne dépasse actuellement pas les 4 000 lits». «C’est pourquoi, avait-il indiqué, un appel est lancé à tous les confrères dans les hôpitaux pour reprendre progressivement le travail, en poursuivant le respect de toutes les mesures préventives décidées dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus». Dans ce sens, quelques jours plus tôt, dans une déclaration à la presse lors de le signature du protocole sanitaire pour le référendum sur la révision constitutionnelle, il a imputé le stabilisation de la situation épidémiologique à «la prise de conscience de la société, en dépit des comportements de certains citoyens qui continuent de ne pas respecter les mesures de prévention, outre le conjugaison des efforts des autres secteurs». La société, avait-il dit, «doit coexister avec ce virus pour assurer un retour à le normale, notamment avec l’avènement de l’hiver et de le rentrée sociale».
Sénat : lois relative à la santé et celle sur la protection pénale du personnel de la santé adoptées .
Les membres du Conseil de la nation ont adopté, avant-hier, en séance plénière, l’ordonnance modifiant et complétant la loi relative à la santé ainsi que le projet de loi relatif à l’ordonnance modifiant et complétant le code pénal portant protection pénale du personnel de la santé. A ce titre, s’agissant le texte amendant la loi sur la santé actuellement en vigueur, et présenté par le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, ce dernier a précisé que son département, fraîchement érigé en ministère, «prendra en charge la régulation de l’activité d’importation au profit de la production nationale et l’orientation vers l’exportation, ce qui permettra au ministère d’élaborer et d’intervenir dans la politique d’enregistrement et d’approbation de produits pharmaceutiques et d’équipements médicaux, de fixer les prix, les marges bénéficiaires et le remboursement et de soutenir le produit local». Pour ce faire, il a fait part de «l’amendement de certaines dispositions de l’actuelle loi, précisément dans son volet lié à l’inspection des entreprises pharmaceutiques et la définition de la liste des produits pharmaceutiques et des équipements nécessaires». Par ailleurs, concernant les nouvelles dispositions prévues dans la loi portant protection pénale du personnel de la santé, dont le texte a été présenté par Belkacem Zeghmati, ministre de la Justice, elles prévoient entre autres la garantie d’«une protection pénale de tout le personnel des établissements de santé publics et privés, notamment contre les agressions verbales et physiques, en sus de la sanction de l’atteinte aux biens immobiliers et mobiliers des établissements de santé, et l’exploitation des réseaux sociaux pour porter atteinte à la dignité du malade ou au respect dû aux personnes décédées». De ce fait, ledit texte stipule que «la majorité des actes criminalisés doivent être considérés comme délit afin de permettre à la justice une dissuasion immédiate et adéquate des leurs auteurs tout en prononçant de sévères peines allant, parfois, à 20 ans de prison tandis que des peines pénales allant à la perpétuité et à l’exécution seront prononcées contre les actes dangereux». L’ordonnance prévoit aussi une condamnation d’une à 3 années pour toute agression verbale, de 3 à 10 ans pour toute agression physique selon la gravité de l’acte et jusqu’à la perpétuité en cas de décès de la personne agressée. Pour ce qui est des pertes matérielles, en plus de la condamnation à une peine de 2 à 10 ans, une pénalisation financière sera appliquée de l’ordre de 3 millions DA, à laquelle s’ajoute la demande de réparation présentée par l’établissement agressé.

L. N.

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