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Alger
mercredi 23 septembre 2020

Benbouzid : «75 % des citoyens seront vaccinés»

L’Algérie sera l’un des premiers pays à acquérir le vaccin anti-coronavirus, juste après sa production et sa mise sur la marché, a assuré, hier, le ministre de la Santé. S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale, Abderahmane Benbouzid a annoncé que «70 à 75 % des citoyens seront vaccinés». «Des contacts avec plusieurs laboratoires qui travaillent actuellement à la mise au point de ce traitement sont déjà pris», a-t-il dit.

Le premier responsable du secteur a indiqué que le Conseil scientifique, chargé du suivi de l’épidémie, est en train de préparer une étude pour déterminer la quantité de vaccin qui sera importée et les catégories qui seront les premières à recevoir la vaccination. Jugeant que «le traitement n’est plus désormais qu’une question de temps», le ministre a expliqué que ce dernier ne sera pas obligatoire et que la liberté des citoyens sera strictement respectée. «Le personnel de santé et les personnes souffrant de maladies chroniques seront prioritaires pour recevoir le vaccin», a-t-il indiqué. Appelant les Algériens a plus de patience, le ministre a indiqué que «la disponibilité du vaccin est très possible, mais il est encore trop tôt d’anticiper car il y a des incohérences dans sa découverte entre ceux qui disent qu’il sera bientôt disponible et d’autres qui disent qu’il ne le sera pas avant la fin de l’année». Pour discuter de la question du vaccin, Abderahmane Benbouzid a révélé qu’il rencontrera la semaine prochaine les ambassadeurs deChine, de Russie, des États-Unis et de Grande-Bretagne. «Le choix du vaccin se fera sur la base d’un dossier scientifique, avec la condition que le vaccin soit déjà utilisé chez la population du pays du laboratoire fournisseur et avec la preuve concrète de son efficacité», a-t-il souligné. Revenant sur le sujet des tests rapides et sérologiques dans le dépistage du coronavirus, le ministre a expliqué qu’ils ne donnent pas des résultats précis, vu que ces derniers ne sont efficaces qu’une semaine après l’apparition des symptômes chez l’individu. «Avant cette période, le résultat sera scientifiquement erroné, car il est peut-être négatif alors que le patient est porteur du virus», a-t-il expliqué. Pour lui, seul le test PCR, disponible au niveau des hôpitaux et à l’Institut Pasteur, peut donner des résultats 100 % corrects. Le ministre a encore réaffirmé que la situation épidémiologique était jusqu’ici maîtrisée. Concernant le manque d’oxygène constaté ces derniers temps dans plusieurs hôpitaux, il a expliqué que les enquêtes ont montré que ceci était dû à une surconsommation de ce produit. Par ailleurs, dans une déclaration faite à la Radio nationale, le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie, Fawzi Derrar, a indiqué, hier, que «l’Institut Pasteur s’appuiera sur un cahier des charges pour connaître l’efficacité du vaccin», précisant que tous ces indicateurs seront enregistrés dans ce cahier pour choisir le vaccin le plus efficace. A la question de savoir si l’Algérie mènera des expériences sur l’efficacité du vaccin, le directeur général de l’Institut Pasteur a indiqué qu’«il n’y aura pas d’expérimentation, et nous nous appuyons sur les résultats des principaux laboratoires». Selon lui, le vaccin sera la seule solution face à la pandémie de coronavirus. «L’Institut Pasteur d’Algérie a une longue tradition en matière de relations avec les laboratoires de vaccination, qu’il considère comme un outil préventif et capable de mettre fin à cette épreuve dont souffre l’humanité», a-t-il souligné. De son côté, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a affirmé, dans une déclaration à la presse, à l’issue d’une réunion ministérielle consacrée à l’exploration du marché des vaccins anti-coronavirus, que le gouvernement «entreprendra un travail scientifique et minutieux afin d’organiser une méthodologie à même de permettre l’utilisation de ce vaccin dans les plus brefs délais, au profit des citoyens», soulignant que «plusieurs pays, laboratoires et multinationales travaillent d’arrache-pied pour parvenir à ce vaccin». Le Premier ministre a relevé, en outre, «plusieurs indicateurs confirmant que bon nombre de laboratoires avaient atteint la 3e étape, à savoir : les essais sur les humains, afin de s’assurer de l’efficacité du vaccin et de son effet positif sur la santé humaine». Faisant savoir que grâce à cette démarche l’Algérie affrontera «un autre défi» dans la lutte contre le Covid-19, M. Djerad a affirmé que «le premier défi était la réalisation des tests de dépistage et l’acheminement des équipements et du matériel de protection à bord des avions de l’Armée nationale populaire (ANP). Le deuxième défi était lié à la garantie des bavettes, tandis que le troisième consistait en
l’utilisation de la Chloroquine, grâce à laquelle nous avons réussi à protéger la santé des patients atteints du virus», exprimant le souhait de voir «le défi inhérent au vaccin aboutir à des résultats positifs».

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