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mardi 16 août 2022

Benbahmed suggère d’élargir la détection du coronavirus: Les pharmaciens bientôt autorisés à pratiquer les tests antigéniques

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Abderrahmane Lotfi Djamel Benbahmed, a préconisé, hier à Alger, d’autoriser les pharmaciens d’officine à pratiquer les tests antigéniques de détection du coronavirus.

Par Louisa Ait Ramdane

Intervenant sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, M. Benbahmed a abordé les moyens de dépistage du coronavirus, estimant que la réalisation de tests antigéniques dans des pharmacies d’officine permettrait à la population de se tester dans les lieux les plus reculés du pays en évitant d’encombrer les hôpitaux.
Le ministre a précisé que ces tests, qui sont produits en Algérie à des millions d’unités, devraient être pratiqués à un prix accessible puisque leur production locale «ne revient pas cher».
Cette disposition devrait être appliquée dès que le ministère de la Santé autorisera les pharmaciens d’officines à pratiquer les tests antigéniques, a-t-il souligné.
M. Benbahmed a rassuré, par ailleurs, quant à la qualité des médicaments produits localement, affirmant qu’ils répondent aux standards internationaux, que ce soit en termes de matières premières ou pour ce qui est des processus de fabrication.
L’Algérie entamera la production des vaccins Spoutnik V et Sinovac, contre le coronavirus, à partir du mois de septembre prochain.
C’est ce qu’a annoncé le ministre qui a expliqué que les aspects techniques du projet ont bien avancé, après la signature des contrats avec les deux laboratoires chinois et russe.
«En plus du vaccin russe anti-Covid Sputnik V, l’Algérie produira également le vaccin chinois», a-t-il indiqué. «D’ici la fin du mois en cours, des techniciens chinois viendront pour préparer l’arrivée des matières premières. Et comme prévu, dès septembre, nous aurons un premier vaccin fait, puis un deuxième», a annoncé le ministre. La même source a ajouté que le vaccin sera fabriqué par le groupe public Saidal de la wilaya de Constantine, avec une moyenne de 2 millions de doses mensuelles.
Invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, le ministre a précisé : «On va aller même jusqu’à la fabrication de la matière première s’agissant du vaccin russe, qui va prendre un peu plus de temps». Toujours à propos du partenariat avec les Russes, Lotfi Benbahmed a fait savoir qu’il s’agissait aussi de produire des médicaments d’oncologie. «C’est un partenariat de très haut niveau qui se met en place et qui permettra à la fois de produire le vaccin et des produits issus de la biotechnologie. Ce sont des produits pour lesquels nous dépensons près de 600 millions d’euro par an», a-t-il indiqué.

Production d’oxygène médical, un surplus selon Benbahmed
La production d’oxygène médical en Algérie est passée de 120 000 litres/jour à 500 000 litres/jour, a-t-il indiqué. Le ministre a tenu à rassurer les citoyens concernant la disponibilité de ce produit crucial en pleine pandémie de coronavirus. «Cette semaine nous sommes passés au maximum de notre production, qui est de 500 000 litres/jour, grâce un producteur supplémentaire qui a ajouté 50 000 litres de production quotidienne, puisque avant on produisait 450 000 litres/jour», a-t-il dit.Il a expliqué que la légère perturbation constatée la semaine passée dans la disponibilité de l’oxygène médical au niveau des hôpitaux et des centres de soins est liée au fait que l’un des producteurs a mis à l’arrêt ses équipements en vue de les rénover. «Il est vrai qu’il y a eu des petites perturbations la semaine passée par rapport à un de nos producteurs qui devait techniquement revoir ses installations, ce qui a été fait», a expliqué le ministre. «Nous avons réuni, hier, tous les opérateurs en présence des ministres de l’Intérieur et de la Santé afin de mutualiser l’ensemble de nos moyens de production».Pour Lotfi Benbahmed, il existe un problème d’acheminement de l’oxygène vers les structures hospitalières, qui ont parfois des installations insuffisantes en termes de capacité de stockage. Le ministre a déploré, de ce fait, l’absence d’une cartographie réelle des structures hospitalières pour faire des coordinations précises. Le ministère de l’Intérieur a mis en place une sorte de quartier général avec une application qui va permettre de suivre, heure par heure, le niveau des stocks des hôpitaux, a-t-il annoncé. «Il faut aussi qu’il y ait, au niveau de chaque hôpital, une personne qui s’occupe de l’oxygène, parce qu’il y a aussi la question de rationalisation dans son utilisation», a suggéré le ministre.

Vaccination de 15 millions de personnes avant la fin de l’année
Invité de la Chaîne 1, le Professeur Riad Mahyaoui, membre du Comité scientifique chargé du suivi et de l’évolution de l’épidémie Covid-19 en Algérie, s’est dit satisfait de l’opération de vaccination contre le coronavirus ces derniers jours. L’objectif des autorités, selon lui, reste de vacciner 15 millions de personnes avant la fin de cette année.
Le Pr Mahyaoui a constaté «un afflux des citoyens ces derniers jours, même au sein des entreprises privées, où les citoyens expriment le désir de se faire vacciner». Pour arrêter la propagation de l’épidémie, il a insisté sur le respect des mesures barrières, même après la vaccination. «Il ne faut pas négliger les mesures de prévention, en particulier le masque de protection, jusqu’à l’acquisition de l’immunité collective, qui n’interviendrait qu’après la vaccination d’environ 80 % ou 90 % des Algériens», a expliqué le Pr Mahyaoui.
L. A. R.

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