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samedi 25 juin 2022

Belhimer concernant la révision de la Constitution: «La présentation devant le Parlement était une obligation procédurale»

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a affirmé que l’interaction et le débat autour du projet de révision de la Constitution qui sera soumis à référendum le 1er novembre prochain «dénote la conscience du peuple qui suit de près le sujet de la Constitution de tous les côtés». Dans une entrevue accordée au site «Almayadeen.net», le ministre estime que «le débat d’idées démocratique est en soi une évolution salutaire (…) et le peuple est, somme toute, souverain car c’est à lui que reviendra le mot d’ordre». M. Belhimer a ajouté que «sa présentation devant le Parlement était une obligation procédurale conformément à la Constitution en vigueur». A à une question sur «l’éventuel échec du référendum populaire sur l’amendement constitutionnel», Ammar Belhimer a répondu que l’Algérie nouvelle «ne pourra qu’écouter la voix du peuple, et les autorités sont également au service du peuple», considérant qu’il est «encore prématuré» d’aborder la réussite du référendum ou son échec. A une question sur la situation pandémique (Covid-19) en Algérie et la possibilité de décider d’un déconfinement total, il expliquera que «le gouvernement algérien ne mettra jamais la vie de ses enfants en péril coûte que coûte», faisant savoir que «si les garanties sanitaires nécessaires venaient à s’offrir, l’Algérie autorisera la reprise du trafic aérien et maritime et permettra à l’activité économique de reprendre son cours». S’agissant des récents développements concernant la cause palestinienne, M. Belhimer a indiqué que cette cause est «sacrée» pour l’Algérie qui la considère comme «une cause centrale», car étant, a-t-il ajouté, «une question juste au sujet de laquelle notre position est claire, constante et franche». «L’empressement pour la normalisation ne saurait faire l’objet de cautionnement et d’appui de notre part, tel que souligné par le président de la République à plus d’un titre» a-t-il affirmé. Concernant «l’échec de la Ligue arabe à assumer ses responsabilités en cette grave conjoncture», le ministre de la Communication a affirmé que l’Algérie «ne fait pas partie des amateurs de la politique de volte-face». A la question de savoir si l’Algérie «fait l’objet de pressions» concernant la normalisation, Belhimer a assuré que «les relations de l’Algérie avec les autres pays reposent sur le respect de la souveraineté de chaque Etat», soulignant que «l’Algérie, depuis son indépendance, a des principes constants dans la politique étrangère dont l’esprit même est puisé de la proclamation du 1er Novembre et, jusqu’à l’heure, il n’existe aucun Etat qui fait pression sur l’Algérie».

Aomar F.

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