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vendredi 7 octobre 2022

Béjaïa / UGTA : l’union de wilaya en colère

Une grève générale a été observée, hier, dans plusieurs secteurs d’activité (public et privé) et dans des établissements relevant de la Fonction publique, surtout ceux du secteur économique, suite à l’appel de l’Union des travailleurs algériens de la wilaya de Béjaïa affiliés à l’Ugta.

Par Hocine Cherfa
Cette journée de grève, largement suivie dans le secteur économique et industriel, a été ponctuée par un grand rassemblement des travailleurs devant le Palais de justice du chef-lieu de wilaya. Elle a été soutenue par des syndicats autonomes, dont le Syndicat algérien des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef). Des slogans du mouvement populaire «Hirak» ont été scandés par les travailleurs, «Winek winek ya adala», «Koulna el issaba trouh ya h’na ya n’touma», «Libérez les détenus», entre autres. Les travailleurs dénoncent les abus de pouvoir du patronat, notamment au niveau du port et des secteurs économiques relevant de la Fonction publique, et les sanctions abusives des travailleurs et la non application des décisions de justice rendues, citant le cas de Numilog. Cette journée de contestation sociale avait, pour rappel,  été adoptée par les cadres syndicaux de l’Union générale des travailleurs algériens de wilaya, lors la conférence de wilaya tenue le 24 févier dernier au siège de l’Union de wilaya. Une décision prise à «l’unanimité» par les participants. Ces derniers «sont remontés à bloc contre la dégradation de la situation sociale des masses laborieuses et des entreprises implantées à travers la wilaya de Béjaïa», précise-t-on dans un communiqué largement diffusé à l’issue de la rencontre et dont nous détenons une copie. Il s’agit, pour l’Union de wilaya, d’exprimer «le mécontentement» de pans entiers des travailleurs et d’«occuper la rue pour se faire entendre une fois pour toutes». Il s’agit également, à travers cette action de protestation qui a drainé des milliers  des travailleurs, de poursuivre «la lutte contre la bataille judiciaire livrée par le P-DG du port à l’endroit des délégués syndicaux», «la non application des décisions de justice rendues en faveur des travailleurs de Numilog et surtout leur réintégration à leurs postes de travail», ainsi que «les poursuites judiciaires engagées à l’endroit des travailleurs de la briqueterie de R’mila». Les protestataires, qui étaient en force hier devant le Palais de justice, ont exigé «la réintégration sans conditions des travailleurs de Numilog, ceux de Gesi TP», «le respect du libre exercice du droit syndical dans toutes les entreprises publiques et privées», «la révision du SNMG à hauteur de 50 000,00 DA», «l’augmentation des pensions des retraités à hauteur de 40 %», «une retraite à 100 % après 32 ans de service». L’Union de wilaya a remis en avant sa revendication liée à «la révision de tous les statuts de la Fonction publique, en vue de réparer les injustices et disparités commises à l’égard des travailleurs, l’intégration des travailleurs professionnels, des ouvriers professionnels, agents contractuels et de sécurité dans leurs structures respectives» et «la prise en charge des entreprises en difficulté, à l’exemple de l’Epla, Gesi, TPT Textile, Apmc et Ozgun. L’Union de wilaya a réclamé, à travers les nombreux travailleurs qui ont pris part hier au rassemblement de protestation devant la cour de justice de Béjaïa, «le dégel de tous les projets inscrits depuis des décennies pour notre wilaya».

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