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jeudi 1 décembre 2022

Béjaïa : L’année 2020 s’en va avec sont lot d’inconvénients

L’année 2020 nous quitte avec un arrière-goût d’amertume.
C’est l’année la plus sombre depuis la décennie noire sur tous les plans, notamment économique et sanitaire.

Par Hocine Cherfa 

Quelques évènements ont indéniablement marqué les Béjaouis durant l’année 2020, dont la crise sanitaire qui a causé la mort de plus de 400 personnes, impacté le secteur économique avec la perte de plus de 7 000 emplois, la fermeture de centaines de commerces et la paralysie de plusieurs autres activités dans tous les secteurs, y compris les entreprises de production en agroalimentaire. Le confinement, qui a été la solution pour stopper le virus ou du moins réduire son impact sur la santé des individus, a produit des effets négatifs sur l’économie et le commerce. Même les mosquées ont été fermées durant plusieurs mois, soit du 27 mars au 15 août en raison du Covid-19. La prière du vendredi avait été suspendue jusqu’u 6 novembre dernier. Le premier cas de coronavirus à Béjaïa a été confirmé le 17 mars, après le test effectué sur un avocat et universitaire qui s’est rétabli 15 jours après. Le virus a terrassé plusieurs médecins, dont le Dr Salim Latrèche, première victime à succomber à cette pathologie virale. Des mouvements de contestation sociale ont également rythmé la wilaya durant l’année écoulée, au point d’en faire l’actualité durant plusieurs semaines. Le conflit entre les 196 travailleurs de Numilog et leur administration a été l’un de ceux qui ont fait parler d’eux, sans oublier celui entre les travailleurs de l’EPB et leur direction et celui des 114 travailleurs de la briqueterie de Seddouk qui continuent de réclamer, après 17 mois de lutte, le versement de leurs salaires, au point de susciter l’affection et l’émotion au sein de la société vu la situation précaire de certains d’entre eux. Ajoutées à ces conflits sociaux au sein des entreprises publiques privées, les actions de fermeture de routes au point d’agacer les usagers et de rajouter au malheur de la région qui souffre sur le plan socio-économique. Sur le plan de la lutte politique, plusieurs animateurs et activistes ont été poursuivis et emprisonnés, dont l’ex-député Khaled Tazaghart. D’autres sont poursuivis pour leurs activités. Des élus ont été également estés en justice dans des «affaires de gestion». Certains ont été condamnés et d’autres attendent le verdict de leurs procès antérieurs. Sur le plan des réalisations, plusieurs milliers de foyers ont bénéficié du raccordement au réseau de gaz naturel dans les quatre coins de la wilaya ainsi que la relance des travaux de la voirie au niveau du pôle urbain d’Ighzer Ouzarif après les visites des autorités de wilaya et du secteur sur les lieux et les actions de protestation des souscripteurs. Les travaux de la pénétrante autoroutière ont été retardés par le confinement dû au coronavirus avant leur relance. Cependant, le projet sera encore retardé faute de financement de la section Amizour-Béjaïa et le blocage d’environ 2 km au niveau de Timzerit, ceci en attendant l’amélioration de la situation financière. Enfin, la wilaya a été marquée par une grande canicule qui a duré plusieurs semaines, exacerbée par plusieurs incendies qui ont causé la perte de plusieurs certains d’hectares. Enfin, 2021 pourrait être l’année durant laquelle on pourra tirer des leçons de nos erreurs.
H. Cherfa 

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