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lundi 20 mai 2024

Béjaia: Commémoration du 1er anniversaire de la mort de l’officier de l’ALN Hocine Allouache

Des dizaines de personnes se sont rassemblées, mardi, au musée du Moudjahid de Bejaia pour rendre hommage à l’un des héros de la Révolution, feu Hocine Allouache, décédé il y a une année, jour pour jour, à l’âge de 87 ans, non sans avoir marqué de son empreinte l’histoire de la guerre de Libération nationale, notamment celle de la Wilaya III historique, dont il a été l’une des figures de proue.
Da l’Hocine, comme on l’appelle affectueusement, faisait, en effet, partie des baroudeurs de la vallée de la Soummam, participant quasiment à toutes les batailles, embuscades et coups de force contre l’ennemi français à qui il a infligé, avec ses frères d’armes, des pertes incommensurables. Il faisait partie de la mythique compagnie 324 qui avait défrayé la chronique alors, et fait douter les chefs de l’armée coloniale française, par ses actes héroïques et impensables, y compris dans le contexte de l’opération Jumelle mise sur pied par le sinistre général Challe afin de décimer les maquis de la Révolution.
«Il ne reculait devant rien, taquinant la mort avec audace et témérité», a rapporté l’ancien moudjahid Abdelkader Belaoued, à l’occasion, soulignant non seulement son courage, mais sa «détermination à ne céder devant aucun risque et dont l’attitude, un tantinet suicidaire, mais héroïque, a déteint sur tous les membres de la compagnie».
A ce titre, cet ancien baroudeur a évoqué l’attaque de la prison de Bejaia, où avec quatre de ses djounoud, «il s’était introduit dans l’enceinte carcérale, tuant quelques gardes, éliminant le directeur de l’établissement qui, la veille, avait exécuté gratuitement un citoyen dans le quartier d’El-khemis et ressortant avec une panoplie d’armes», a-t-il témoigné. Et ce n’était pas son unique haut fait d’armes. Il a participé à des dizaines d’opérations entre Kherrata et les limites de la wilaya de Bordj Bou Arréridj depuis son arrivée au maquis en 1956 à l’âge de 20 ans. Un parcours révolutionnaire amorcé du reste par un acte tout aussi héroïque. Il avait exécuté, sur conseil du chahid Larbi Touati, un commissaire, un officier de la police judiciaire, particulièrement zélé et hostile aux nationaux.
A l’indépendance, Da l’Hocine a rejoint les rangs de l’Armée nationale populaire (ANP), avant de prendre sa retraite, s’occupant des affaires familiales, mais aussi des affaires publiques de la cité, notamment en tant qu’élu de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Béjaia. C’est lui, a souligné le professeur Aissani de l’université de Béjaia, qui a été à l’origine de l’ouverture de la faculté de médecine de Béjaia.
Sa disparition, au bout d’une lutte acharnée contre la maladie, a laissé un vide dans la wilaya, mais pas dans la mémoire collective. Il était particulièrement apprécié, voire adulé, autant pour son engagement révolutionnaire que pour son implication dans le développement de la région.
Etaient présents à son hommage, ses compagnons d’armes, les membres de sa famille, ses amis et beaucoup d’anonymes.
Kamel L.

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