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samedi 10 décembre 2022

Béchar: Retour du «Denden» après plusieurs ramadhan d’absence

Le «Denden» ou «Messahrati» qui réveille les habitants pour le S’hour (repas précédent la reprise du jeûne) est de retour en ces jours du mois sacré à travers la ville de Béchar, et ce, après une trentaine de mois de ramadhan d’absence, a-t-on constaté.

Par Ghani D.

Le retour du «Denden» (tambourineur) s’est fait grâce à l’Association locale de renaissance du style patrimonial culturel et touristique (ARSPCT) qui entend préserver et faire durer l’une des traditions du mois sacré de ramadhan.
«Activant dans le domaine de la renaissance et préservation des différentes traditions religieuses, sociales et culturelles, notre association entend, à travers cette initiative, contribuer au retour de l’esprit de ramadhan et ses pures traditions et perpétuer une coutume de ce mois sacré qui était en voie de disparition», a affirmé à l’APS Rabiâa Bouzar, présidente de l’association.
Un jeune volontaire, en l’occurrence Ali Beztam, a adhéré sans hésiter à l’initiative pour faire résonner les percussions de son tambourin traditionnel, ou encore le tbel, dans les rues de plusieurs quartiers de Béchar pour réveiller les habitants en vue du repas du S’hour. Le Denden vient accompagner les louanges à Allah et autres chants religieux comme le veut la tradition dans la région, a-t-elle expliqué.
A l’ère des réveils digitaux, «je pense qu’être un Denden, c’est contribuer à sauvegarder cette coutume ancestrale qui avait disparu depuis plus d’une trentaine d’années, du fait de la disparition des anciens tambourineurs, à l’exemple du plus populaire d’entre eux Brahim Ba Lalli, le principal Denden de Béchar durant plusieurs décennies», a indiqué, pour sa part, le nouveau «Denden» de Béchar, Ali Beztam.
Le retour de cette coutume durant le mois sacré du ramadhan est un acte de sauvegarde et de pérennisation des traditions sociales et religieuses, dont l’association précitée en a fait son programme d’action, à travers plusieurs actions de protection du patrimoine culturel et religieux de la région de la Saoura, à l’exemple de la création du groupe féminin de chants de Hadra et des cérémonies festives «Ahfad Jabariattes», a indiqué la présidente de l’association.

G. D.

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