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samedi 4 décembre 2021

Batna: La commune de Kimel se souvient du moudjahid Tahar Ghamrès

La commune de Kimel, distante de 100 km de la ville de Batna, a rendu, lundi, hommage au défunt moudjahid Tahar Ghamrès (1914-1972) dit «Nouichi», compagnon de route du chahid Mustapha Ben Boulaïd. Une fresque a été inaugurée à l’occasion au village natal Dheraâne Drana, situé à 10 km du chef-lieu de la commune de Kimel, à Sidi Ali, en présence des proches du moudjahid, de certains de ses compagnons d’armes dont M’barek Mazouz de Batna et Ali Mazouz de Yabous (Khenchela). Des témoignages sur l’activité politique et itinéraire militaire du défunt moudjahid, qui avait rejoint le mouvement nationaliste au côté de Mustapha Ben Boulaïd, ont été présentés, ainsi que son rôle dans la structuration et la formation politique des militants de la région des Aurès, notamment le vieux Arris.
Selon ces témoignages, Ghamrès assistait à toutes les réunions avec Mustapha Ben Boulaïd, dont la rencontre historique tenue à El Grine, dans la commune d’Ouled Fadhel, fin octobre 1954, dans la maison d’Abdallah Ben Messaouda dit «Meziti», durant laquelle furent désignés les tâches et lieux de contact, établie la méthode de distribution des armes et annoncée la date de déclenchement de la révolution de Libération.
Le moudjahid Ghamrès fut ainsi chargé de commander les actions armées qui ont démarré de Kheguent Lehdada, dans la commune de Foum Toub, et d’orienter les groupes chargés d’attaquer des cibles coloniales la nuit du 1er novembre 1954 à Foum Toub, Ain Ksar, Batna et Chemora, et qui ont pu réaliser leurs objectifs en dépit de certaines difficultés. Ce moudjahid a pris part à plusieurs batailles et embuscades contre l’armée française avant de se rendre en Tunisie en 1958 et continuer le combat jusqu’à l’indépendance, occupant le poste de responsable des moudjahidine dans la wilaya de Batna jusqu’à sa mort le 12 juin 1972 à Batna. Cette initiative a été saluée par les moudjahidine et habitants de la commune de Kimel dont les denses forêts furent un refuge imprenable pour les forces de l’occupation française et leurs alliés de l’OTAN.

K. L.

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