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dimanche 1 août 2021

Azerbaïdjan

Forces séparatistes arméniennes du Nagorny Karabakh et armée azerbaïdjanaise poursuivaient sans relâche hier leurs affrontements, au lendemain d’une journée marquée par les bombardements de zones urbaines ayant fait des victimes civiles.
Le ministère des Affaires étrangères des séparatistes du Karabakh a indiqué que dans la matinée leur capitale, Stepanakert, peuplée de 50 000 habitants, était visée par «des tirs de roquettes intensifs».
La veille, des deux côtés du front, des tirs d’artillerie avaient déjà visé des villes, en particulier Stepanakert et sa voisine Choucha, et en Azerbaïdjan : Gandja, deuxième ville du pays à 60 km de la ligne de contact, ou encore Beylagan.
Et selon Bakou, les frappes sur les zones urbaines azerbaïdjanaises ont aussi repris hier.
«Les forces armées arméniennes attaquent les zones densément peuplées à Gandja, Barda, Beylagan et d’autres villes d’Azerbaïdjan avec des missiles et des roquettes. Barbarie et vandalisme», a dénoncé le conseiller présidentiel azerbaïdjanais, Hikmet Hajiyev sur Twitter.
Au Karabakh comme en Azerbaïdjan, les journalistes de l’AFP ont vu des maisons ou immeubles d’habitants touchés par les tirs.
Selon des bilans officiels, les bombardements dimanche ont fait quatre morts parmi les habitants de la République auto-proclamée, et cinq en Azerbaïdjan. Ainsi que de nombreux blessés.
Comme à leur habitude depuis la reprise du conflit le 27 septembre, les belligérants s’accusent de délibérément viser des civils, diffusant des images d’habitations détruites ou de missiles non explosés plantés dans des façades.
Dimanche soir, face à la violence des bombardements touchant les zones habitées, la Russie s’est inquiétée de ce tournant. Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé sa préoccupation auprès de son homologue arménien, face à «la hausse du nombre de victimes au sein de la population civile».
Il a réitéré l’appel de la Russie, principale puissance régionale, à «un cessez-le-feu au plus vite». Le Comité international de la Croix-Rouge a lui aussi condamné «les bombardements aveugles». Des centaines de maisons et d’infrastructures clés, comme des hôpitaux et des écoles, ont été détruites ou endommagées, selon le CICR.
Les séparatistes, soutenus politiquement et militairement par l’Arménie, et les Azerbaïdjanais n’ont donné, au neuvième jour de combats, aucun signe de vouloir entendre les appels à la trêve de l’essentiel de la communauté internationale.

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