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mardi 3 août 2021

Azerbaïdjan: Nouvelles frappes sur la capitale du Karabakh, l’Arménie prête pour une médiation

Les combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais pour le Nagorny Karabakh faisaient toujours rage vendredi, de nouvelles frappes azerbaïdjanaises ayant touché la principale ville de la région séparatiste et Bakou répétant sa détermination, même si Erevan a entrouvert la porte d’une médiation.
Parallèlement, la France a accusé la Turquie d’envenimer la situation en envoyant, selon elle, des «jihadistes» de Syrie pour combattre avec les Azerbaïdjanais. Des accusations démenties par Bakou et qu’Ankara n’a pas officiellement commenté.
Mais selon les décomptes de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), au moins 28 combattants pro-Ankara ont péri depuis le début des hostilités.
Vladimir Poutine, sans accuser directement la Turquie, a exprimé pour la première fois sa «profonde préoccupation» quant à leur présence supposée au Karabakh, lors d’un entretien avec le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.
Témoignant de la recrudescence des combats, Stepanakert, 50 000 habitants environ, a été de nouveau touchée par des frappes dans la soirée, forçant les habitants à se réfugier dans les caves ou des abris, selon un correspondant de l’AFP.
Un responsable séparatiste, Grigori Martyrossian, a assuré aux journalistes que «des bâtiments publics, résidentiels et des infrastructures ont été endommagés», ajoutant toutefois qu’il n’était pas question
d’évacuer la ville.
Un autre haut-représentant du Nagorny Karabakh, Artak Beglarian, a précisé à la presse que «pour la première fois, Stepanakert a été touchée par des systèmes de missiles lourds» et fait état de dix blessés dans la ville.
Dans un communiqué, la diplomatie arménienne a amorcé vendredi une timide ouverture, se disant prête à «s’engager» avec les trois pays chargés de la médiation, France, États-Unis et Russie, pour «rétablir un cessez-le-feu».
Mais au sixième jour des affrontements, les hostilités n’ont qu’une issue selon Bakou : le retrait arménien du Nagorny Karabakh, région azerbaïdjanaise majoritairement peuplée d’Arméniens et qui a fait sécession à la chute de l’URSS.
«Si l’Arménie veut voir la fin de cette escalade, (…) l’Arménie doit mettre fin à l’occupation», a déclaré à la presse Hikmet Hajiyev, conseiller de la Présidence azerbaïdjanaise.
«Il n’y a pas de peur, mais de la fierté (…) Des négociations, c’est de la foutaise, il faut une capitulation», affirme Arkadi, 66 ans, un habitant de Stepanakert.
Dans le district de Fizouli, côté azerbaïdjanais, les enfants ont été évacués des localités proches du front, selon un photographe de l’AFP, et beaucoup d’hommes sont volontaires pour combattre.

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