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mardi 16 août 2022

Aviculture à Mostaganem : Les petits éleveurs postulent à des encouragements

Cette fin de semaine à l’Ecole supérieure d’agronomie de Mostaganem l’activité avicole à fait débat par l’organisation d’une série de conférences. Cet évènement a été organisé en coordination entre l’ESA et le Club Agresa.
Au vu de l’instabilité du marché avicole, la direction de l’école est allée droit vers la réflexion sur un thème pertinent qui concerne bien entendu d’abord l’activité d’élevage du poulet et surtout ses incidences sur le pouvoir d’achat des citoyens. Cette rencontre scientifique ayant pour thématique la viande blanche et l’œuf, a vu la participation de plusieurs partenaires spécialisés dans la filière avicole, la Direction des services agricoles, les vétérinaires, les éleveurs, professeurs, les consultants, les experts et les étudiants, pour trouver des solutions à cette problématique. Cet état de fait s’explique par l’important déficit enregistré chez les éleveurs durant ces 3 dernières années, dû à la baisse du prix de vente du poulet de chair.
Cette situation a incité les producteurs à mettre les clés sous le paillasson, ce qui a créé une pénurie du produit avicole (poussin de chair). Ce dysfonctionnement a causé la réforme anticipée du repro chair pour minimiser les pertes financières. L’aliment de bétail a connu aussi une hausse vertigineuse, du fait de la chute du dinar et l’augmentation des prix des céréales au niveau du marché international. A cet effet, les intervenants proposent la substitution d’autres aliments existants au niveau local, tels que la caroube, gland, faverolle et l’orge… au lieu d’importer le maïs et le soja. Le docteur Abdelkader Belkaious, maître de conférences, a expliqué que les besoins au niveau national sont de 2,3 millions voire 2,5 millions de repro chair. La demande se fait en octobre et décembre de chaque année, comme l’ont souligné les experts, le consultant Boukhalfa et les docteurs Litim, Elafifi, Sahnoun et Merouani.
Un poulet pond 156 œufs à couver avec tri de 152 œufs à incuber. Les pouvoirs publics importent 2,3 millions de repro chair qui nous donnent 350 millions de poulets de chair pour une population de 45 millions d’habitants, 8 poulets par personne pour un poulet qui pèse en moyenne 1,9 kg avec une consommation annuelle de 15 kg par personne. Cependant, la perturbation de la commande de repro chair influe sur la disponibilité de l’œuf à couver. Cela se répercute sur la production et le prix. La situation nécessite une vision claire sur l’importation de ce produit à forte consommation. En revanche, la production du poussin requiert la maîtrise de 3 facteurs, la disponibilité du poussin de chair avec un prix raisonnable, l’aliment par des moyens d’élevage moderne à
l’image de l’élevage en cage ( l’indice de conversion). L’assistance composée de cadres, de vétérinaires et de zootechniciens recommande l’encouragement des petits éleveurs. Dans l’optique de stabiliser la production du poulet de chair et réguler le marché, l’administration doit lever ses restrictions. L’outil de production doit être modernisé et pour ce faire les octrois de prêts bancaires doivent accompagner les jeunes éleveurs. L’activité avicole doit être un secteur dominant pour la garantie alimentaire.
Lotfi Abdelmadjid

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