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samedi 24 février 2024

Avec «Wish, Asha et la bonne étoile»: Disney se paye la meilleure carte de visite pour ses 100 ans

Le géant du divertissement, Disney, met les petits plats dans les grands pour son 100e anniversaire avec la sortie au cinéma de son nouveau film d’animation : «Wish, Asha et la bonne étoile», un long métrage qui met toutes les chances de son côté pour plaire aux fans.
Son histoire, c’est celle d’une jeune fille de 17 ans, la dénommée Asha. Asha déborde d’énergie, a l’esprit vif, aime follement sa mère et son grand-père et surtout sa ville, la cité de Rosas. Guide dévouée au royaume, Asha vient de postuler au poste tant convoité d’assistante du roi, le grand Magnifico.
Sous ses airs de pontife bienveillant, Magnifico – qui possède le pouvoir de réaliser de temps en temps le vœu d’un de ses sujets – est en vérité un homme abominable. Son but : garder entre ses mains les rêves de chacun afin qu’aucune de leurs aspirations n’ébranlent son autorité. Impossible pour Asha, quand elle découvre la vérité, de rester les bras croisés.
Aux manettes de ce 67e dessin animé, la réalisatrice de «Raya et le dernier dragon», Fawn Veerasunthorn et Chris Buck, cinéaste à qui l’on doit l’un des plus gros cartons de Disney des dernières années : «La reine des neiges» (1 et 2). Ils sont rejoints au scénario par Jennifer Lee, également productrice du blockbuster de 2013. Pas d’histoire d’amour à l’horizon. Wish se veut être un film «pertinent pour les spectateurs d’aujourd’hui», selon son coréalisateur dans les notes de production. Le message du film, à savoir aspirer à la persévérance, peut en témoigner. Sa galerie de personnages drôles et solidaires les uns avec les autres, aussi.
Les fans «d’hier» ne seront pas perdus pour autant. Soucieux de rendre hommage aux studios Disney qui fêtent cette année leurs 100 ans, Wish a intégré au scénario plusieurs personnages cultes, comme Peter Pan, Bambi, l’ours Petit Jean (Robin des bois). Il multiplie les clins d’œil à des éléments bien connus, comme à la pomme rouge et au miroir magique dans Blanche Neige, mais aussi à la scène où cette dernière se met à chanter parmi les animaux de la forêt.
Comme tout bon classique de Disney, c’est en chantant que l’héroïne de Wish et ses compères traversent les épreuves. Niveau musique, c’est à Benjamin Rice et Julia Michaels que la mission a été confiée. Deux artistes ayant notamment écrit pour Dua Lipa, Selena Gomez, Lady Gaga ou Britney Spears. Conséquence sine qua non : sept titres aux allures de tubes pop. Mention spéciale à «Je fais le vœu», potentiel concurrent de «Libérée, délivrée» auquel vous ne goûterez pas qu’une fois pendant le film. Les moins avertis du genre pourront, eux, compter sur l’humour et le second degré du film, à l’image d’une scène de cabaret délirante dans un poulailler en transe. Les ressorts du scénario surprennent, jusque dans le doublage français des personnages.
Isabelle Adjani – en pleine reconversion pop avec ses derniers rôles (Voleuses) et ses récentes apparitions en direct (Star Academy, NRJ Music Awards) depuis la sortie de son nouvel album – est la reine de Rosas. Gérard Darmon, une chèvre. Wish, Asha et la bonne étoile : de loin la meilleure vitrine (stratégique) de Noël pour Disney.

R. I.

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