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samedi 3 décembre 2022

Avec le nombre de diabétiques en croissance : Ali Aoun insiste sur l’urgence de produire l’insuline localement

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique a jugé impératif de produire localement de l’insuline, indiquant que d’ici l’année prochaine son secteur vise à produire localement 50 % des besoins du pays.
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ali Aoun, a relevé, hier, lors d’une visite d’inspection à cinq sites de produits pharmaceutiques à Alger, que la production d’insuline est une priorité pour son département ministériel, rappelant qu’il n’y a pas de production d’insuline en Algérie. Tout provient de l’importation, a-t-il précisé. «L’Algérie importe pour 400 millions d’euros d’insuline par an, dont 90 % profitent à un seul groupe pharmaceutique», a-t-il soutenu. Pour le ministre de tutelle, il faut que les producteurs locaux, au nombre de quatre, fabriquent de l’insuline et assurent au minimum 50 % des besoins locaux, considérant que 2,5 millions de diabétiques utilisant de l’insuline sont dépistés. Dans le même contexte, le ministre a souligné que l’Etat compte sur les producteurs locaux de médicaments pour briser le monopole de la production d’insuline par un seul laboratoire. Pour le ministre, la volonté et l’outil de production existent. Il avait appelé, lors de sa visite à Constantine, les responsables concernés à reprendre la production d’insuline dans les meilleurs délais. Ali Aoun, avait instruit le Groupe Saïdal sis a Constantine de reprendre «d’ici la fin de cette année» la production d’insuline dans l’usine dont l’activité a cessé depuis une dizaine d’années. Le ministre avait fait part de la volonté de développer ce marché en réalisant une extension pour les stylos injectables. «Je suis déterminé à relancer la production dans cette usine et faire l’extension pour les stylos injectables», avait t-il déclaré, ajoutant : «C’est à votre portée et vous allez permettre à l’Algérie de sortir des griffes de ces laboratoires qui nous font traîner depuis 1994». Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ali Aoun, est revenu également lors de son déplacement à Alger, sur l’importation des compléments alimentaires. Il s’est insurgé contre ce phénomène qui a pris de l’ampleur et qu’il juge «abusif». Selon lui, «l’Algérie importe annuellement l’équivalent de 500 millions d’euros de compléments alimentaires». Pointant du doigt un manque de contrôle, il a indiqué que la première étape de régulation de ce marché est l’élaboration d’un décret portant codification de ce segment d’activité par les trois ministères concernés (l’Industrie pharmaceutique, la Santé et le Commerce).
Pour rappel, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ali Aoun, accompagné du wali d’Alger, a visité les Laboratoires Frater-Razes, spécialisés dans la production d’un groupe de médicaments, notamment de produits innovants, avec pas moins de 14 spécialités thérapeutiques, comme les anticoagulants, qui ont contribué à relever le défi dans la lutte contre la pandémie de Covid-19.
Louisa A. R.

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