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11/08/2020
 
 


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Mustapha Khiati, président de la Forem
«On a fabriqué des associations dévoreuses de budget»


L'évaluation de la Fondation pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), a révélé qu' «Au cours des 20 dernières années, marquées par un manque criant de transparence, on a fabriqué des associations hybrides, dévoreuses de budget, mais absentes sur le terrain».

 

Par Sarah. S

Le mouvement associatif tel que présenté actuellement, mérite une réorganisation afin de le rendre plus crédible et plus efficace aux yeux de la société civile. Selon Khiati, il y a une urgente nécessité à revoir le système, afin que ces dernières, partenaires à part entière du développement, puissent pleinement jouer leur rôle d'interface entre les citoyens et les autorités en charge du devenir du pays.
Il est minime le nombre d'associations qui activent réellement sur des centaines d'autres qui brillent par leur léthargie et leur absence sur le terrain. Ces dernières, devenue des coquilles vides, ne sont perspicaces que quand il s'agit de glaner de la subvention de l'Etat. Pour ce qui est de la présence sur le terrain, le vide est sidéral. Hormis quelques associations qui activent encore grâce à la volonté de ses bénévoles, la majorité des associations opportunistes, n'ont aucun plan d'action et objectif pour aider le citoyen dans le besoin. Pis encore, l´argent récolté par ces associations et qui atteint parfois des sommes incommensurables n´est contrôlé par aucun organisme. En Algérie, il existait à un moment, quelque 80 000 associations, censées notamment se poser comme représentants de la Société civile auprès des pouvoirs publics.
Invité de la rédaction de la Chaîne III, de la Radio nationale, Mustapha Khiati a relève que «pas normal» qu'il puisse être organisé une rencontre entre le gouvernement et les walis, sans que n'y soient représentés des membres de la Société civile, ceux d'associations en particulier.
Mettant en avant le rôle joué par certaines parmi elles en cette période délicate où l'Algérie est affectée par la pandémie du coronavirus, Mustapha Khiati rappelle l'aide précieuse que des associations encore actives ont apportée aux personnels de santé, en leur procurant des repas chauds et autres équipements de protection sanitaire. Il tient, en outre, à rappeler qu'il existe des associations qui n'ont jamais bénéficié de subsides, mais qui, malgré tout, continuent, à ce jour, à mener des actions caritatives en faveur des plus démunis parmi les Algériens.
Pour le président de la Fondation pour la promotion de la santé et le développement de la recherche, la Société, «qui refuse désormais d'être perçue comme une assistée», demande, aujourd'hui, à s'exprimer mais, ajoute-t-il, faudrait-il encore que lui soit créé le cadre dans lequel elle puisse le faire.
Pour l'invité de la rédaction, la Société civile attend que soient instituées les conditions propres à l'émergence d'associations dynamiques.
Enfin, il est grand temps que les pouvoirs publics se penchent sur certaines activités de certaines associations et unions.

S. S.

 

 

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