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Alger
jeudi 25 février 2021

Au cours de l’année 2021 : Attar annonce la suspension de l’importation d’essence

«Le processus de suspension des importations d’essence sera lancé au cours de l’année 2021», a annoncé, hier, le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, ajoutant qu’il y aura un changement progressif de la qualité de l’essence, car elle sera normalisée pour devenir de l’essence sans plomb d’ici la fin de 2021.

Par Thinhinene Khouchi

Lors de son passage, hier, au forum de la Radio nationale, le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, a annoncé la suspension de l’importation d’essence et la suppression, à compter de 2021, de la commercialisation de l’essence super avec plomb au niveau des stations-service, précisant que ce carburant est «nuisible à l’environnement». Le ministère de l’Energie a assuré également qu’à compter de 2021, deux types d’essence seront commercialisés sur le marché, à savoir l’essence normale et super sans plomb. Lors de son intervention, Attar a indiqué, en outre, qu’il s’attend à ce que les prix du pétrole se stabilisent dans les limites de 55 dollars le baril au cours de l’année en cours, vu que la crise sanitaire se règle progressivement suite à la découverte du vaccin contre le Covid-19, d’une part, et de l’accord historique conclu par les pays de l’Opep et de l’Opep+ pour ne pas augmenter la production à partir de janvier 2021, indiquant que l’Algérie a perdu au cours de l’année passée plus de 10 milliards de dollars d’exportations de pétrole et de gaz (prix et quantité). «Le prix moyen du pétrole algérien a atteint 42 dollars au cours de l’année 2020, malgré les effets de la pandémie sur les prix», a indiqué le ministre, révélant qu’«en raison de la baisse des exportations de pétrole ainsi que le prix, l’Algérie avait perdu plus de 10 milliards de dollars». À cet égard, il a souligné que les prix du pétrole ont connu leur plus faible baisse pendant la pandémie de corona virus en raison du confinement et de ses répercussions sur le transport international, atteignant moins de 20 dollars en avril 2020, ce qui a incité les pays producteurs à prendre des mesures urgentes, comme l’intervention de l’Opep et l’Opep+ pour rétablir l’équilibre du marché pétrolier. Il a expliqué que les pays producteurs, qui avaient toujours préconisé d’augmenter leur part lors des réunions, comme l’Arabie saoudite, avaient changé de position pour faire monter les prix. A ce propos, Attar a salué la décision historique de l’Arabie saoudite qui a réduit sa production d’un million de barils par jour, en plus des décisions de la réunion Opep+ de novembre dernier qui a décidé de ne pas augmenter la production de 2 millions de barils par jour, prévue à partir de janvier de cette année, ni une nouvelle augmentation de 500 000 barils par jour à partir de février, mars et avril, ce qui a permis aux prix du pétrole d’atteindre 55 dollars. En outre, Attar a déclaré que la découverte de plusieurs vaccins contre le Covid-19 va permettre «la restauration du transport international par voies maritime, terrestre et aérienne, ce qui augmentera la demande de pétrole, prévoyant une stabilité des prix autour de 55 dollars le baril». Soulignant que «le prix du baril est lié à la situation épidémiologique», le ministre a exclu que le prix du baril atteigne 60 dollars au cours des six premiers mois de l’année en cours, indiquant qu’il «faut attendre jusqu’à 2022 et 2023 pour que le prix du baril atteigne le niveau de 80 dollars». Enfin, l’invité du Forum de la Radio nationale a révélé que la consommation interne d’énergie (gaz, électricité, carburant et pétrole) augmente annuellement de 5,6 %, indiquant que la consommation locale de gaz représente 50 % de la capacité de production, ce qui affectera inévitablement les réserves de gaz naturel et de pétrole de l’Algérie, ce qui a conduit à l’inclusion d’un nouveau type de contrats de partenariat avec des étrangers pour remédier à cette baisse en développant des explorations dans de nouveaux sites.
T. K.

 

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