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mardi 28 septembre 2021

Arts plastiques : L’œuvre de Baya Mahieddine célébrée aux Emirats arabes unis

Une rétrospective des œuvres de la plasticienne algérienne Baya Mahieddine est prévue lors de la 11e édition de la manifestation culturelle «Impressions durables», organisée par le «Museum Sharjah Authority» (Emirats arabes unis), du 24 février au 31 juillet 2021, annoncent les organisateurs sur le site Internet de l’évènement.Plus de soixante-dix œuvres, dont des toiles provenant de la toute première exposition tenue par l’artiste à Paris en 1947, seront accueillies pour la première fois au Musée d’Arts de Sharjah, dans une exposition individuelle qui mettra en valeur le parcours prolifique de Baya Mahieddine et reviendra sur ses 60 ans de carrière artistique qui ont marqué le paysage culturel algérien et permis le développement de l’art moderne dans le monde arabe notamment.
Née en 1931 à Bordj El Kiffan (Alger), Baya Mahieddine, de son vrai nom Fatma Haddad, a débuté en modelant des personnages et des animaux fantastiques en argile, avant de se voir encouragée à réaliser des toiles et inaugurer sa première exposition à Paris en 1947.
En 1963, elle participe à l’exposition «Peintres algériens» organisée pour célébrer le 9e anniversaire du déclenchement de la guerre, pour voir ensuite ses œuvres anciennes exposées par le Musée d’Alger et ses travaux désormais visibles à Tizi Ouzou, Annaba, Paris, Marseille, Bruxelles et dans le monde arabe. Considérée comme une des fondatrice de l’«art pictural algérien moderne», Baya Mahieddine a fait partie du groupe d’artistes de la «Génération 1930», composé entre autres plasticiens de Mohamed Aksouh, Abdellah Benanteur, Abdelkader Guermaz, Mohamed Issiakhem, Souhila Bel Bahar, Mohamed Khadda et Choukri Mesli. Son œuvre, d’inspiration naïve, est un foisonnement végétal et une liesse de couleurs vives créant un univers de féérie peuplé d’oiseaux, d’instruments de musique et de personnages féminins aux toilettes somptueuses.Plusieurs œuvres de Baya Mahieddine, disparue en 1998 à Blida, sont conservées, outre dans les musées algériens, à Lausanne (Suisse) dans la «Collection de l’art brut», à Doha (Qatar) au «Museum of Modern Art», à Paris à l’Institut du monde arabe, ou encore à Bamako, au Musée national du Mali.
M. K.

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