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dimanche 25 octobre 2020

Après une série macabre de crimes crapuleux: La délinquance meurtrière s’installe au quotidien

Agressions, kidnappings, viols, meurtres etc., la violence, parfois meurtrière, choque la société et plonge les familles dans la peur. Malgré les mesures annoncées par les autorités publiques, le sentiment d’insécurité est en train de gagner l’esprit des gens. Sur les réseaux sociaux, des appels à la vigilance sont lancés.

Par Aomar Fekrache

Le meurtre sordide de la jeune Chaima, agressée et brûlée après avoir été violée, a déclenché une onde de choc à travers le pays. Quelques jours après, c’est le corps carbonisé d’une autre femme qui a été découvert dans une forêt d’El Eulma (Setif). Il est à préciser que pour ce meurtre, trois individus, le meurtrier et ses complices, ont été arrêtés. Deux jours après, le corps brûlé d’une fille a été retrouvé au quartier Tahagart à Tamanrasset. Les conditions atroces de la mort de ces femmes renseignent sur une violence aveugle qui prend racine dans nos villes et quartiers. Les délinquants n’ont toutefois pas que les femmes pour cible. A Oran, les deux assassins d’un adolescent, tué à coups de couteau pour lui subtiliser son téléphone portable, viennent d’être condamnés à 20 ans de prison ferme par le tribunal criminel des mineurs. Les meurtriers étant âgés de 17 et 19 ans. A Bach Djerrah, à Alger, il y a quelques semaines, un autre jeune qui a succombé à un coup de couteau en plein marché, en s’interposant pour séparer deux belligérants. La liste des meurtres est loin d’être exhaustive, mais les effets de ces actes sont palpables sur les citoyens qui ont désormais peur pour leur vie et celles de leurs progénitures. Parler d’une psychose qui s’installe n’est point exagéré. Le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, n’a pas trop attendu pour s’exprimer sur la question. Avant-hier, il a affirmé que les auteurs d’enlèvement risquent des peines allant jusqu’à la perpétuité et la peine de mort. Avant lui, le président de la République avait ordonné une lutte sans relâche contre le phénomène des bandes criminelles de quartiers. Entre autres mesures annoncées, celle d’exclure les personnes condamnées, membres de ces bandes, des procédures de grâce. Depuis, de nombreux gangs ont été arrêtés et écroués à travers différentes wilayas du pays. Mais cela suffira-t-il pour que les citoyens se sentent en sécurité dans leurs quartiers, dans les espaces publics ou quand leurs enfants sont à l’école ? Certainement pas, d’autant que les causes à l’origine de ces actes de violences subsistent encore. Faut-il rappeler, à titre d’exemple, que les parkings anarchiques ou des jeunes voyous imposent leur loi continuent à pousser comme des champignons à travers le pays. Dans les parcs et jardins, la sécurité est loin d’être garantie et des familles subissent les comportements malveillants de certains individus qui se substituent à l’Etat. Le harcèlement de rue s’est banalisé et les propos misogynes se sont normalisés bien que punis par la loi. En Algérie, les habitants continuent d’avoir peur de sortir la nuit, synonyme d’insécurité et d’incertitude. Les quelques endroits encore fréquentables la nuit à l’image de la promenade des Sablettes, se comptent sur les doigts d’une seule main. C’est dire que jusque-là, les délinquants à travers leurs nuisances et leurs actes criminels ont réussi à prendre le dessus.

A. F.

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