18 C
Alger
mardi 2 mars 2021

Après une crise inédite en 2020 : Sonatrach va accroître sa production et ses ventes

L’année 2021 verra une croissance de la production et des ventes de la Société nationale des hydrocarbures Sonatrach, a indiqué son P-dg, Toufik Hakkar.

Par Meriem B.

«En matière d’aéctivités opérationnelles, 2021 verra une croissance de la production et des ventes», a prédit M. Hakkar dans l’éditorial du dernier numéro de la News-letter éditée par le groupe pétro-gazier. Il a, dans ce cadre, assuré qu’à moyen terme Sonatrach «continuera à satisfaire les besoins croissants du marché national, qui atteindront 70 millions TEP à partir de 2024, tout en maintenant un niveau d’export au-dessus de 90 millions TEP annuellement, grâce à la mise en production de nouveaux gisements dans les régions sud-ouest et sud-est».
Il a, dans ce sillage, indiqué que le programme d’investissement de Sonatrach pour les cinq prochaines années s’élèvera à 40 milliards de dollars, dont 51 % en dinars.
Ce programme «traduit la mise en œuvre de notre politique de promotion du contenu local, avec la volonté tangible de s’inscrire dans une démarche intégrative des entreprises nationales quant à la réalisation de nos projets», a affirmé M. Hakkar. Revenant sur la situation de la société l’année précédente, le
P-dg du groupe souligne que, malgré le contexte «particulièrement pénible» traversé durant l’année 2020 et induit par la pandémie de Covid-19 et la crise des marchés pétroliers et gaziers, la résilience de Sonatrach lui a permis de faire face aux conséquences de cette double crise inédite, en limitant son impact sur ses activités opérationnelles et ses capacités financières.
Ceci s’est notamment traduit, a-t-il poursuivi, par «la réalisation de 18 nouvelles découvertes, la mise en service d’importants projets et infrastructures gazières, la signature du contrat de réalisation de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud et la signature du contrat FEED du projet pétrochimique pour la production de polypropylène, qui nous permettront de renforcer nos capacités actuelles et continuer à honorer nos engagements, tant sur le marché national qu’international».
Il a également mis en avant la relance de l’intérêt des partenaires étrangers pour le domaine minier algérien, à travers la concrétisation de plusieurs accords et mémorandums, et le renouvellement des accords gaziers conclus avec nos partenaires italiens et espagnols, en les qualifiant des «signaux positifs ouvrant des perspectives prometteuses».
Evoquant le bilan de Sonatrach pour l’année 2020, il a expliqué l’écart enregistré dans le chiffre d’affaires des exercices 2019 et 2020 par des «facteurs exogènes», à savoir la baisse des prix des hydrocarbures et l’imposition de la production aux quotas de l’Opep dont l’Algérie est un membre très actif. «Sonatrach a clôturé l’exercice précédent avec un résultat positif, fruit des efforts consentis par l’ensemble de nos collectifs et par l’Entreprise à travers, notamment, la réduction des dépenses d’exploitation et d’investissement», a-t-il analysé.
M. B.

 

 

 

Article récent

--Pub--

Articles de la catégorie

- Advertisement -