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samedi 24 février 2024

Après six séances de repli Rebond des cours du pétrole

Après six séances consécutives de repli, les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en février, a gagné 2,41 %, pour clôturer à 75,84 dollars. Quant à son rival le West Texas Intermediate (WTI) américain, avec échéance en janvier, il a progressé de 2,72 %, à 71,23 dollars.
Dans la matinée, les cours du brut rebondissaient légèrement. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en février, prenait 1,61 % à 75,24 dollars et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en janvier, gagnait
1,59 % à 70,44 dollars, remontant au-dessus des 70 dollars le baril. Ce sursaut de l’or noir intervient une semaine après la dernière réunion ministérielle des membres de l’Opep et de son alliance, où il a été décidé d’une nouvelle réduction de production de pétrole d’un million de barils par jour supplémentaires. Mais c’est aussi la rencontre en tête-à-tête à Ryad entre le président russe Vladimir Poutine et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane qui est à l’origine de ce léger rebond. En effet, tous les deux ont souligné «l’importance de la coopération en matière d’énergie et la nécessité pour tous les pays d’adhérer à l’accord de l’Opep+, de manière à servir les intérêts des producteurs et des consommateurs et à soutenir la croissance de l’économie mondiale», selon un communiqué commun publié jeudi dernier. La veille, jeudi en l’occurrence, les prix du pétrole poussés par des prises de bénéfices après la chute des cours de la veille à leur plus bas niveau en cinq mois se reprenaient. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en février, prenait vers midi 0,87 % à 74,95 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en janvier, gagnait 0,79 % à 69,93 dollars, évoluant toujours sous la barre symbolique des 70 dollars. Le marché pétrolier enregistre «quelques prises de bénéfices à court terme», expliquent des analystes. Autre facteur haussier : les exportations de la Chine ont rebondi en novembre après six mois de contraction, selon des chiffres officiels qui traduisent cependant toujours une reprise économique fragile du géant asiatique. Or, les exportations sont historiquement un levier de croissance clé pour la deuxième puissance économique mondiale. Et la croissance du premier pays importateur de brut au monde est scrutée par les investisseurs pétroliers.

L’Algérie envisage une prolongation de la réduction volontaire au-delà de mars
Mohamed Arkab, ministre de l’Energie et des Mines, avait évoqué la possibilité de prolonger la réduction volontaire et supplémentaire de la production algérienne de pétrole brut au-delà de mars 2024, afin d’atténuer les volatilités sur le marché international. «L’Opep et ses partenaires de la Déclaration de coopération demeurent extrêmement vigilants et attentifs à l’évolution des fondamentaux du marché pétrolier à court terme. En cas de nécessité, il n’est pas exclu la possibilité d’une prolongation des réductions volontaires au-delà du premier trimestre 2024», a-t-il affirmé. «De même, des mesures additionnelles pourraient être envisagées si elles s’avèrent nécessaires afin d’assurer une stabilisation durable du marché pétrolier», a-t-il ajouté. L’Algérie avait décidé la semaine dernière de procéder à une réduction volontaire et supplémentaire de sa production de pétrole brut, soit une diminution de 51 000 barils par jour, pour la période allant du 1er janvier au 31 mars 2024. «Cette mesure, adoptée de manière préventive et en concertation avec plusieurs membres de l’Opep+, vise à réaligner le marché pétrolier international sur ses fondamentaux intrinsèques plutôt que de le soumettre aux fluctuations irrationnelles des spéculateurs, responsables de la volatilité accrue et de l’instabilité observées», a expliqué le ministre. A ce propos, il a fait savoir que toutes les mesures nécessaires ont été prises avec l’Agence de valorisation des Hydrocarbures (Alnaft), la Sonatrach et ses partenaires. L’objectif de ces actions est de garantir que l’Algérie respecte intégralement son engagement à réduire volontairement sa production tout au long du premier trimestre prochain, a souligné la même source.

Lynda Naili

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