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mardi 16 août 2022

Après la réouverture des plages : Les estivants face au diktat des prestataires

A quelques jours de la fin de cette saison estivale et à l’approche de la rentrée scolaire et de la reprise sociale, les citoyens profitent avec leurs enfants de la plage. Malheureusement, les «parkingueurs» et les loueurs de parasols ont repris leurs marques autour des plages de nos villes côtières et imposent aux baigneurs de payer parking, parasol et table, ce qui suscite beaucoup de mécontentement.

Par Thinhinene Khouchi

La réouverture des plages annoncée le 24 août a été saluée par les estivants en quête de repos et de fraîcheur avant la reprise sociale. En effet, après plus d’un mois de privation, l’annonce de la réouverture a été ressentie comme un grand bol d’air pour les adeptes de la baignade. Depuis, à Alger, une affluence importante de baigneurs est constatée durant les jours de semaine et notamment le week-end. Par ailleurs, cette décision a réjoui les parkingueurs et les loueurs de parasols qui ont vu en cette réouverture une occasion de dépouiller les estivants avant la fin de l’été. Au niveau des plages de la capitale, la baignade est devenue synonyme de cauchemar à cause de ces personnes qui font la loi. Tolérés par les autorités, les parkingueurs exigent aux citoyens 100 DA et jusqu’à 200 DA dès leur arrivée, alors qu’il y a une circulaire qui l’interdit formellement. Mais si par malheur ils refusent de payer, ce sont leurs voitures qui subissent les représailles. Arrivés sur le sable, on leur impose la location du parasol, la table et les chaises. Même cas de figure sur toutes les plages du pays, où le spectre du diktat des loueurs de parasols continue de tarauder l’esprit des estivants en quête de repos. La location des parasols, qui demeure un véritable casse-tête, nécessite une plus grande rigueur dans sa gestion, sachant que la désignation des administrateurs des plages n’a pas donné le résultat escompté, car inefficace, selon les témoignages de nombreux estivants. «Pour fuir les vipères des plages, je préfère mettre le cap sur les plages rocheuses. Mais comme je suis en famille, je dois subir malgré moi leur audace et leur injustice», nous confie un père de famille rencontré au niveau de la plage de Zeralda. Un autre père de famille, la quarantaine entamée, nous assure que «dès la réouverture des plages, ces voleurs sont réapparus pour nous gâcher les derniers jours de l’été avant la rentrée scolaire». «C’est vraiment dommage de croiser, dans un tel lieu de détente, des personnes qui nous obligent à vider nos poches au risque de perdre notre vie», ajoutera notre interlocuteur qui citera plusieurs cas d’agression qui ont eu lieu au niveau des plages après un refus de payer le parkingueur ou le parasol. Au niveau d’Azur Plage, une des meilleures destinations familiales, les prix du parking peut même atteindre jusqu’à 500 DA, sans parler de la location des parasols, chaises et tables… Même cherté au niveau de la plage de Sidi Fredj où les tarifs sont élevés. Pour Merouane, «c’est encore plus cher que les autres années. Ils veulent rattraper le retard des deux derniers mois en quelques jours», dénonce-t-il après avoir vu sa journée de détente gâchée à la suite d’une dispute avec le parkingeur.
T. K.

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