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mardi 28 juin 2022

Ansej-Anade / rééchelonnement des dettes: 220 000 entreprises en difficulté financière

«Environ 220 000 micro-entreprises en difficulté financière ont été recensées depuis 2011», a indiqué, hier, le directeur général de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (Anade, ex-Ansej), assurant qu’afin de les aider à relancer leurs activités, l’Agence adopte de nouvelles procédures visant à échelonner leurs dettes et à effacer les pénalités de retard.

Par Thinhinene Khouchi
S’exprimant, hier, sur les ondes de la Radio nationale, le directeur général de l’ex-Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) devenue Agence nationale d’appui et de développement de l’entreprenariat (Anade), Mohamed Cherif Bouaoud, a révélé qu’environ 220 000 micro-entreprises sont en difficulté financière depuis 2011. Il a assuré que pour relancer leurs activités, de nouvelles procédures sont en cours d’adoption afin d’échelonner les dettes de ces entreprises et à effacer les pénalités de retard. M. Bouaoud a expliqué qu’une évaluation menée au niveau de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej), au cours du mois de juin dernier, avait conclu que le taux de remboursement des dettes dues par les micro-entreprises depuis la création de l’Ansej en 1997 et jusqu’en 2010 était de 80 % et parfois des remboursements anticipés des dettes ont été effectués. Il a toutefois ajouté que depuis 2011, après avoir déterminé la contribution personnelle entre 1 et 2 %, et jusqu’en juin 2020, environ 70 % des entreprises (près de
220 000) recensées sont confrontées à des difficultés pour rembourser leurs dettes, qui s’élèvent à 172 milliards de dinars. Afin de régler la situation de ces micro-entreprises, l’invité de la Chaîne 1 a annoncé que des mesures seront prises, y compris le rééchelonnement des dettes, avec l’annulation de toutes les pénalités de retard et la mise en place de mécanismes pour relancer les activités des micro-entreprises à travers l’activation de l’article 87 de la loi sur les marchés publics, selon la nouvelle approche. Par ailleurs, M. Bouaoud a indiqué que l’évaluation globale des travaux de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat avait également conclu qu’il était nécessaire de reconsidérer de nombreuses procédures et mécanismes concernant le soutien, la facilitation et l’accompagnement des jeunes porteurs de projets afin de créer leurs institutions. Il a assuré que parmi ces procédures, le changement de l’appellation de l’Agence (Ansej) à (Anade) et de l’annulation de la condition de chômage en ouvrant la voie pour tout jeune porteur de projet, ainsi que la préparation d’une carte nationale d’activité qui comprend le comptage de tous les besoins et compétences disponibles et le développement de systèmes environnementaux, puis l’accompagnement des jeunes à plusieurs niveaux pour créer des institutions permanentes à valeur ajoutée, la modernisation de la création de mini-entreprises en numérisant les mécanismes de gestion de l’Agence. Il a expliqué que les prêts accordés aux jeunes sont sans intérêt, tandis que la contribution personnelle est estimée à 15 % pour tous les projets dans le nord, 12 % dans les Hauts-Plateaux et les régions spéciales et 10 % dans le Sud. Enfin, en ce qui concerne les objectifs de l’Agence, il a indiqué qu’elle ambitionne de créer environ 50 000 micro-entreprises d’ici à 2024, annonçant l’assouplissement des procédures de création d’entreprises, notamment la formation au profit des porteurs de projets à travers la signature d’un accord avec le ministère de la Formation professionnelle.
T. K.

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