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dimanche 2 octobre 2022

Ammar Belhimer à propos du référendum sur la Constitution: «L’opposition est en droit d’exprimer sa position»

Dans un entretien publié hier sur le site électronique arabophone «Chabaket Akhabr el Watan», Ammar Belhimer, ministre de la Communication, porte-parole officiel du gouvernement, a soutenu que «le processus de l’amendement constitutionnel était et demeure toujours dans la transparente». Selon lui, «le consensus autour du futur texte fondamental du pays viendra du peuple, étant lui-même à la fois maître et décideur, à travers le référendum».

Et d’expliquer, à ce propos, que le projet d’amendement de la Constitution a impliqué toutes les parties, sans exclusion aucune et a fait l’objet de débats et d’enrichissement par des experts. Dans cet élan, et en réponse à une question sur la manière dont le citoyen devrait interagir avec l’amendement constitutionnel, notamment après le boycott annoncé par certains partis d’opposition, il déclarera que «tous les partis politiques, qu’ils soient de l’opposition ou non, se doivent aujourd’hui regagner la confiance des citoyens».

Lesquels partis, poursuivra-t-il, «doivent changer de méthodes de travail dans l’intérêt du citoyen et de la Nation». «L’opposition est droit d’exprimer sa position», toutefois «si le peuple est d’accord avec ce qui est énoncé dans le projet de Constitution, c’est le consensus souhaité», affirmera-t-il.

Poursuivant dans ce sens, il estimera que «ce qui est attendu de chacun à l’avenir, c’est de travailler pour la construction d’une nouvelle Algérie, en commençant par l’instauration d’un Etat de droit, la séparation des pouvoirs, le renforcement des libertés et la consécration des principes de la démocratie participative où les opinions sont exprimées et défendues par des élections». En outre, interrogé sur la «contre-révolution» menée pour entraver le processus du changement auquel s’est engagé le président de la République, il répondra que «le discours du Président est, en toute occasion, clair, à travers lequel il réitère au peuple algérien que le changement est entre ses mains (peuple) dans la mesure où il s’engage dans la voie du changement et ce, en éradiquant tous les obstacles démocratiques et en travaillant main dans la main avec les institutions de l’Etat, afin de faire échouer toute tentative qui vise à déstabiliser et à priver le peuple de ses droits».

Et de considérer, à ce sujet, que «le temps des bénédictions volées au peuple est passé». Pour le Pr Belhimer, «changer le système de gouvernance nécessite un effort institutionnel basé sur une loi claire et cohérente, en faveur de la sécurité, de la stabilité et de la souveraineté du pays». Ce qui, dira-t-il, «est édicté dans le projet d’amendement de la Constitution» et «nécessite des compétences intègres et nationalistes travaillant pour l’intérêt de la nation. Et ces compétences existent».

De ce fait, pour le ministre, «il ne reste plus qu’à renforcer, par le biais d’un système législatif coordonné et efficace, le rôle des mécanismes de suivi, de contrôle et de concertation». Par ailleurs, commentant la situation économique du pays, M. Belhimer estimera que «la crise économique actuelle n’est pas une caractéristique algérienne, car le monde entier aujourd’hui patauge dans les conséquences de la situation sanitaire exceptionnelle».

La pandémie de Covid-19, ajoutera-t-il, «a infligé de lourdes pertes aux grands pays et précipité la faillite de sociétés internationales». «Néanmoins, relèvera-t-il, notre pays a choisi sa voie, assurant la santé des citoyens et protégeant la vie humaine». Et d’affirmer que «la production agricole a sauvé l’Algérie d’une véritable crise alimentaire grâce aux efforts des agriculteurs».

Lynda Naili

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