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samedi 24 février 2024

Alternative

Si en France l’alliance de gauche de la Nupes (Nouvelle Union Populaire et Sociale) avait en partie réussi son pari lors des élections législatives, même si ses résultats n’étaient pas aussi impressionnants qu’attendus, il semblerait que les prochains scrutins s’annoncent mal. Alors que les quatre forces de la Nupes partiront séparément, une autre liste vient de s’ajouter au peloton : celle du Parti radical de gauche (PRG). Son président, Guillaume Lacroix, a confirmé vendredi matin devant la presse qu’il en prendrait la tête. Le chef du PRG entend ainsi proposer une alternative aux électeurs «orphelins», qu’ils soient «macronistes de gauche» ou issus «du Parti socialiste». «Il y aura donc quatre listes Nupes, et une liste hors Nupes», résume-t-il. Pourtant, le Parti socialiste a acté en octobre un «moratoire» de la Nupes, provoquant la suspension des travaux avec les Insoumis après leurs positions sur le conflit au Proche-Orient. Raphaël Glucksmann, la très probable future tête de liste socialiste, se veut par ailleurs sévère à l’égard de La France Insoumise. «Il y a une dérive totale de Jean-Luc Mélenchon. Il ne m’intéresse même plus», a-t-il encore lâché jeudi sur France 2. Pour autant, Guillaume Lacroix estime que le PS ne va pas assez loin et aurait dû rompre totalement avec LFI. Il propose d’ailleurs à Raphaël Glucksmann de rejoindre son initiative, plutôt que de chercher à emmener le PS derrière son mouvement Place Publique. Le PRG pourrait obtenir une marque de soutien de Bernard Cazeneuve lors du congrès national du parti prévu samedi. L’ancien Premier ministre de François Hollande, ex-socialiste, doit y prendre la parole. Pour l’heure, le mouvement garde toutefois un électorat très discret. Selon un sondage EuroTrack réalisé par OpinionWay pour «Les Échos», une liste du PRG ne recueillerait que 3 % des suffrages. Très loin du score d’un certain Bernard Tapie qui avait pris le drapeau des radicaux lors des élections européennes de 1994, obtenant alors quatre fois plus de suffrages : 12 %. Toutefois, la décision du PRG prouve surtout la détermination de tous les partis de gauche de prendre leurs distances avec les Insoumis dont la ligne politique est problématique depuis plusieurs années déjà.
F. M.

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